Une «inversion» de la tendance reste possible selon l’OMS

La COVID-19 poursuit ses ravages en Amérique latine, comme ici au Pérou, qui a fermé sa frontière avec la Bolivie.
Photo: Carlos Mamani Agence France-Presse La COVID-19 poursuit ses ravages en Amérique latine, comme ici au Pérou, qui a fermé sa frontière avec la Bolivie.

Le nombre de cas de COVID-19 a récemment explosé, mais on peut « encore » maîtriser la situation à condition d’intervenir très rapidement sur les foyers de la maladie, a estimé vendredi l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

« Seule une action vigoureuse combinée à une unité nationale et à une solidarité mondiale peut renverser la trajectoire », a déclaré à Genève le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, selon qui « il existe de nombreux exemples dans le monde entier qui ont montré que même si l’épidémie est très intense, elle peut encore être ramenée sous contrôle ».

Et ce, bien que, a-t-il souligné, les contaminations aient « plus que doublé ces six dernières semaines ».

Si des cas réapparaissent, il faut « agir vite », a insisté Maria Van Kerkhove, une autre responsable de l’Organisation mondiale de la santé, et ce, afin d’éviter le confinement de pays entiers, a martelé un de ses collègues, Michael Ryan, mettant en garde contre les déconfinements « à l’aveuglette » sans mesures de surveillance.

La pandémie a fait plus de 556 000 morts pour plus de 12,3 millions de cas au total recensés depuis que le bureau de l’OMS en Chine a fait état de l’apparition de la maladie fin décembre, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles.

Ravages en Amérique latine

La COVID-19 poursuit également ses ravages en Amérique latine, où elle atteint ses dirigeants : en Bolivie, la présidente Janine Añez, candidate à sa succession en septembre, et, au Venezuela, le président de l’Assemblée nationale constituante et numéro deux du parti présidentiel (PSUV), Diosdado Cabello, ont annoncé jeudi l’avoir contractée, quelques jours après le président brésilien, Jair Bolsonaro.

Ce dernier est ouvertement sceptique sur la pandémie. Le Brésil n’en reste pas moins le pays d’Amérique latine le plus touché et le deuxième à l’échelle mondiale, avec au moins 69 000 morts pour plus de 1,75 million de cas.

La capitale de la Colombie, Bogotá, va de son côté renforcer le confinement de sa population et celle du Salvador, San Salvador, est dans une « phase critique », selon Médecins sans frontières (MSF), cependant que le Mexique a enregistré jeudi un nouveau record de nouveaux cas quotidiens (+7280). Si le virus a reflué ailleurs dans le monde, des résurgences ont été enregistrées.

Conséquence, en Australie, les cinq millions d’habitants de Melbourne ont été replacés en confinement pour six semaines, tout comme la population de l’Ouzbékistan.

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