Le bilan mondial dépasse les 80 000 morts

Un entrepreneur de pompes funèbres prépare un cercueil à Aix-en-Provence, en France.
Photo: Clément Mahoudeau Agence France-Presse Un entrepreneur de pompes funèbres prépare un cercueil à Aix-en-Provence, en France.

La pandémie du nouveau coronavirus a fait au moins 80 142 morts dans le monde, selon un bilan établi par l’AFP mardi en fin d’après-midi.

Plus de 1 397 180 cas d’infection ont été officiellement diagnostiqués dans 192 pays et territoires depuis le début de l’épidémie. Les pays qui ont enregistré le plus de nouveaux décès en 24 heures sont les États-Unis avec 1632 nouveaux morts, la France (1417) et le Royaume-Uni (786).

L’Italie, qui a recensé son premier décès lié au coronavirus fin février, compte 17 127 morts pour 135 586 cas. 604 décès et 3039 nouveaux cas y ont été annoncés mardi. 24 392 personnes sont considérées comme guéries par les autorités italiennes.

Après l’Italie, les pays les plus touchés sont l’Espagne avec 13 798 morts pour 140 510 cas, les États-Unis avec 12 021 morts (383 256 cas), la France avec 10 328 morts (109 069 cas), et le Royaume-Uni avec 6159 morts (55 242 cas).

La Chine a dénombré au total 81 740 cas (32 nouveaux entre lundi et mardi), dont 3331 décès, et 77 167 guérisons. Aucun nouveau décès n’a été annoncé mardi, pour la première fois depuis janvier.

État d’urgence au Japon

Par ailleurs, le Japon a fini par déclarer mardi l’état d’urgence face à la pandémie de coronavirus après une récente accélération du nombre de cas dans le pays, un dispositif qui n’impose toutefois pas des mesures de confinement aussi strictes qu’ailleurs.

Jusqu’ici, le Japon ressemblait presque à un îlot de normalité au milieu d’un océan de confinement, mis en place à travers le monde pour contenir la propagation fulgurante de la COVID-19.

Mais depuis deux semaines, l’archipel connaît une accélération de la pandémie, avec un total de 3900 cas d’infection, pour 80 morts, faisant craindre une prochaine saturation des hôpitaux.

Au total, plus de 50 millions de personnes sont concernées, soit 40 % de la population du pays.

Enfin, les ministres européens des Finances peinaient mardi à surmonter leurs divergences sur un plan de relance européen après l’épidémie, les pays du Nord restant opposés à ceux du Sud, qui réclament un effort financier sans précédent au prix d’une dette commune.

Les ministres devaient poursuivre une visioconférence en soirée afin de trouver une solution. Cette réunion constitue un test décisif pour l’unité des 27, qui ne peuvent se permettre d’étaler une nouvelle fois leurs divisions, après l’échec d’un sommet des chefs d’État et de gouvernement consacré à la crise le 26 mars.

Les pays les plus affectés par le virus continuent de réclamer la création d’un instrument de dette commun (sous la forme d’euro-obligations parfois appelées « coronabonds » ou « eurobonds ») dans la perspective de la profonde récession annoncée.