Singapour fête 50 ans d’indépendance

Photo: Wong Maye-E Associated Press

Singapour — Singapour célébrait dimanche en grande pompe ses 50 années d’indépendance, un anniversaire marqué par un hommage rendu au père fondateur de la cité État métamorphosée en l’une des économies les plus florissantes d’Asie.

Environ 250 000 spectateurs devaient assister aux festivités prévues en soirée dans l’ancienne colonie britannique, avec une procession réunissant 2000 participants et près de 180 chars. Une cinquantaine d’avions militaires seront également déployés, avant le tir d’un feu d’artifice.

Singapour est devenue une République le 9 août 1965, à son éviction de la Fédération des États de Malaisie, à l’issue de deux ans de cohabitation houleuse.

Les célébrations ont commencé dans la matinée lorsque les sirènes ont retenti. Puis, la télévision et la radio nationales ont diffusé un enregistrement datant de 2012 dans lequel Lee Kuan Yew, père fondateur décédé au mois de mars à l’âge de 91 ans, relisait la déclaration originale d’indépendance de Singapour.

Lee Kuan Yew était adulé dans l’archipel, qui a bénéficié au cours de son règne d’un spectaculaire essor économique et est devenu un « tigre asiatique ».

Mais ses détracteurs étaient aussi nombreux, lui reprochant d’avoir géré le pays d’une main de fer, emprisonnant ou muselant ses opposants.

La liberté d’expression et de rassemblement sont toujours étroitement contrôlées dans l’archipel. Le Parti d’action populaire (PAP), cofondé par Lee Kuan Yew, a remporté chaque élection depuis 1959, et détient actuellement 80 des 87 sièges au Parlement.

« Après 50 ans, nous regardons en arrière et nous sommes émerveillés par le chemin parcouru », a déclaré le premier ministre Lee Hsien Loong, fils de Lee Kuan Yew. Les cérémonies montrent « comment nous avons transformé notre vulnérabilité en force, comment nous sommes passés du tiers au premier monde », a-t-il ajouté.

Les festivités de dimanche, auxquelles doivent assister les premiers ministres de Malaisie et de Thaïlande, le sultan de Brunei, des représentants de l’Indonésie, de la Chine, de l’Australie, du Japon et des États-Unis, sont le point d’orgue d’une année de cérémonies. L’ancienne puissance coloniale devait être représentée par le ministre britannique des Affaires étrangères Philip Hammond et le prince Andrew.