Oxfam-Québec - Les voyageurs du Tiers-Monde

Bon an mal an, plus de 100 volontaires internationaux oeuvrent pour Oxfam dans plus de 20 pays, dont une majorité en Afrique.
Photo: Bon an mal an, plus de 100 volontaires internationaux oeuvrent pour Oxfam dans plus de 20 pays, dont une majorité en Afrique.

Oxfam-Québec dispose de deux principaux programmes outre-mer en vertu desquels des coopérants volontaires et des jeunes de moins de 30 ans effectuent des séjours plus ou moins prolongés à l'étranger. Cet organisme appuie 150 partenaires locaux dans plus de 20 pays d'Amérique latine, d'Afrique, du Moyen-Orient et d'Asie.

Directeur des programmes outre-mer d'Oxfam-Québec, Jean-Pierre Chicoine en dresse le récent bilan: «En 2005-2006, il y a eu 115 coopérants volontaires, dont 23 % se sont dirigés vers l'Amérique latine-Caraïbes, 54 % du côté de l'Afrique, 9 % vers le Moyen-Orient et 14 % vers l'Asie du Sud-Est. Les jeunes en stage ont été présents grosso modo dans une proportion de 70 % en Afrique et de 30 % en Amérique latine-Caraïbes.»

Bon an mal an, plus de 100 volontaires internationaux oeuvrent pour Oxfam dans plus de 20 pays; ils servent de soutien aux organisations locales en collaborant à leurs projets de développement et en accomplissant des actes humanitaires. L'Agence canadienne de développement international (ACDI) finance à plus de 60 % ce programme.

Jean-Pierre Chicoine trace le portrait de ces gens qui plongent dans d'autres cultures pour une durée de deux ans: «Ce sont autant des femmes que des hommes, qui possèdent des expertises de travail au Québec ou au Canada et dont l'âge varie généralement entre 40 et 45 ans; ils possèdent des formation de type universitaire au niveau du bac ou de la maîtrise. La plupart du temps, il s'agit de personnes qui ont vécu des expériences assez variées, dans le sens qu'elles ont oeuvré dans le domaine communautaire au Québec, qu'elles ont connu le secteur privé ou qu'elles ont possédé leurs propres entreprises; en quelque sorte, celles-ci veulent mettre à profit les expertises développées en cours de carrière.»

Il arrive fréquemment que les familles de ces coopérants les accompagnent dans leur aventure. Directeur régional d'Oxfam pour l'Afrique de l'Ouest, Bernard Foucher apporte cette précision: «Plusieurs d'entre eux partent avec un conjoint et, dans certains cas, un ou deux enfants se joignent à eux. Ce phénomène se produit parce que les gens quittent pour une longue période de deux ans afin de travailler vraiment sur le plan du renforcement des organisations.»

Compétences et champs d'action

Sur le plan professionnel, le directeur des programmes laisse savoir quels sont les champs d'activité les plus couverts par les volontaires: «À l'heure actuelle, on sent une grosse tendance sur toute la question du développement organisationnel. On retrouve les questions d'assainissement et d'environnement, de même que celles qui sont liées à l'éducation. Après quoi suit tout ce qui forme la composante de l'égalité entre les sexes ou de ce qu'on appelle "gender".»

À ces quatre points s'ajoute un autre sujet d'importance, qui est celui de l'entrepreneuriat féminin. M. Foucher intervient à son tour: «On a aussi des thématiques comme le sida et l'agriculture, selon les besoins qui sont constatés par les partenaires des pays.»

Choix, préparation et retour

En matière de recrutement des coopérants, des comités de travail composés d'anciens volontaires et du personnel d'Oxfam analysent les CV reçus. Après quoi se déroulent de façon classique les phases de sélection et d'entrevue, qui seront suivies de celles de la formation et du départ.

Le contrat ne sera signé qu'au terme de la période de formation, généralement d'une durée d'une semaine, que décrit M. Chicoine sur le plan global: «Il y a des données que tout le monde doit posséder. Par exemple en ce qui concerne tous les aspects de la sécurité, de la santé, de la gestion des conflits et de certains points techniques. On leur enseigne de plus comment toutes les questions de l'égalité entre les sexes peuvent susciter des réflexions dans le cadre d'un projet.» Il arrive aussi que les coopérants soient appelés à acquérir des connaissances portant sur le terrain même d'intervention.

À leur retour, ceux-ci participent à des séances de compte rendu et préparent des rapports de fin de mission. Jean-Pierre Chicoine explique comment les retombées de la mission sont évaluées: «On sait comment le tout s'est déroulé parce que nous sommes constamment en contact avec nos "terrains". Mais pour faire une mise à jour de tout le travail accompli et voir comment on pourrait mieux le faire, il est bon que les directeurs régionaux rencontrent ceux qui reviennent et qu'ils échangent avec eux ...»

Collaborateur du Devoir
2 commentaires
  • Sonia Trépanier - Abonné 31 janvier 2007 08 h 37

    Oups! On peut ameliorer la situation?

    Il me semble que le meilleur commentaire à ce sujet soit l'article
    de monsieur Thierry Haroun (d'aujourd'hui) qui reporte la pensée de monsieur Gérard Verna, professeur titulaire au département de management de l'université Laval :
    Des Nations unies à l'ACDI - Ça ne peut pas perdurer !

    J'aimerais lire des commentaires de l'un sur l'action des autres : sûrement une connaissance plus approfondie serait le résultat de ce débat.

  • ntet mitond - Inscrit 12 septembre 2007 06 h 40

    Aide au développement au tiers monde.

    Je suis né en République Démocratique du Congo. Mon village s'appelle Mutombw à Chibang., Dans le territoire de Kapanga, district du Lualaba, province du Katanga.Mon village a besoin des machines pour créer ses propres richesses en occurence des tracteurs pour développer son agriculture, Pas besoin d'études de faisabikité. mitond@yahoo.com