Blackwater, tome 5. La fortune

L’aspect fantastique de l’avant-dernier tome perd de son charme jusqu’à en devenir banal.
Photo: Alto L’aspect fantastique de l’avant-dernier tome perd de son charme jusqu’à en devenir banal.

Suivant les conseils de sa mère, Elinor, Miriam, qui dirige la scierie de son père, Oscar, d’une main de maître, s’apprête à conquérir le marché de l’or noir. Tandis que Sister devient une insupportable copie de Mary Love, Frances, maman de jumelles, assume de plus en plus sa nature aquatique : « À présent qu’ils n’étaient plus captifs des lourdes couvertures, elle étira ses pieds palmés et les fit gigoter. Puis elle se tourna légèrement, et sa puissante queue grise glissa sur le côté du lit pour pendre vers le sol. » Plus que jamais, les femmes dominent à Perdido, et Michael McDowell semble prendre plaisir à y tourner les hommes en bourrique. Hélas ! L’aspect fantastique de l’avant-dernier tome, qui ressemble à un croisement entre la série Dallas, très populaire en 1983 (année de la parution originale de Blackwater), et La créature du marais, perd de son charme jusqu’à en devenir banal. Quant au spectre du petit garçon qui hante la chambre d’ami, il a sombré aux oubliettes. À suivre…

 

Blackwater, t. 5 La fortune

★★ 1/2

Michael McDowell, traduit de l’anglais par Yoko Lacour avec Hélène Charrier, Alto, Québec, 2022, 248 pages

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