«Blackwater IV. La guerre», Michael McDowell

Ce quatrième tome épouse le rythme un peu ronflant des tribulations de cette famille peu ordinaire de Perdido, en Alabama.
Photo: Alto Ce quatrième tome épouse le rythme un peu ronflant des tribulations de cette famille peu ordinaire de Perdido, en Alabama.

Ayant tiré leur épingle du jeu durant la Dépression, les Caskey prospèrent de plus belle grâce à la Seconde Guerre mondiale. Tandis qu’Elinor dirige le clan d’une main douce et ferme, Frances, sa fille cadette, découvre peu à peu sa vraie nature : « Il a dit : “L’eau noire. C’est de là que tu viens. L’eau noire, c’est là que tu retourneras.” » Hormis ces trop rares scènes où l’auteur plonge le lecteur dans un monde d’horreur et de fantastique, le quatrième tome de Blackwater épouse le rythme un peu ronflant des tribulations de cette famille peu ordinaire de Perdido, en Alabama. Même les répliques ont perdu de leur piquant. La fascinante saga s’essoufflerait-elle ? Quant au volet surnaturel, il semble avoir été complètement évacué — on y mentionne à peine le revenant de la chambre d’ami qui terrorise Frances. Espérons que Michael McDowell, qui traite en filigrane de l’émancipation des Noirs et parle à mots couverts d’homosexualité, réserve des surprises pour les deux derniers tomes. À suivre…


Blackwater, tome IV La guerre

★★ 1/2

Michael McDowell, traduit de l’anglais par Yoko Lacour, avec H. Charrier, Alto, Québec, 2022, 248 pages

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