«Cascouia», Mélanie Minier

Sarah, 35 ans, découvre au contact des habitants de la petite baie de Cascouia des secrets douloureux sur son passé.
Photo: Leméac Sarah, 35 ans, découvre au contact des habitants de la petite baie de Cascouia des secrets douloureux sur son passé.

Ayant quitté Montréal pour retourner dans son Saguenay natal, plus précisément dans le chalet familial laissé à l’abandon depuis le décès de son père lorsqu’elle avait 11 ans, Sarah, 35 ans, découvre au contact des habitants de la petite baie de Cascouia des secrets douloureux sur son passé. « Je revivais toujours la même scène : mon père, mort, coulait au fond de la baie. » Premier roman de Mélanie Minier, Cascouia est un récit introspectif de deuil et de rédemption écrit avec sensibilité, où l’autrice ose s’appuyer sur une narratrice farouche aux contours rugueux qui ressasse ses malheurs, ses échecs et ses mauvais choix. La feront sortir de sa coquille des personnages aussi avenants qu’intrusifs et un garçonnet autiste. Tandis qu’elle dépeint par petites touches la majesté des paysages, au contact desquels l’héroïne se réapproprie ses racines, la native de Jonquière enchaîne les dialogues vivants en recréant avec bonheur des expressions et des tournures de phrases typiquement saguenéennes.

 

Cascouia

★★★ 1/2

Mélanie Minier, Leméac, Montréal, 2022, 178 pages

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