Les oeuvres québécoises ont la cote à la Grande Bibliothèque

En tout, ce sont neuf livres québécois qui figurent parmi les 20 titres les plus empruntés, selon les statistiques de fin d’année dévoilées par BAnQ.
Photo: Valérian Mazataud Le Devoir En tout, ce sont neuf livres québécois qui figurent parmi les 20 titres les plus empruntés, selon les statistiques de fin d’année dévoilées par BAnQ.

Les auteurs québécois ont toujours du succès auprès des abonnés de la Grande Bibliothèque. Les romans Em, de Kim Thúy, et Kukum, de Michel Jean, trônent en effet au sommet, respectivement en première et en deuxième place, du palmarès des livres de fiction les plus empruntés par les usagers cette année.

Ceux-ci devancent Yoga, du Français Emmanuel Carrère (troisième place), et Incendie nocturne, de l’Américain Michael Connelly (quatrième place). Suit en cinquième place le dernier roman de Fanny Britt, Faire les sucres. En tout, ce sont neuf livres québécois qui figurent parmi les 20 titres les plus empruntés, selon les statistiques de fin d’année dévoilées par Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).

Au sujet de sa liste des ouvrages documentaires les plus prêtés, l’équipe de BAnQ essaie une synthèse : « On pourrait tenter de tracer à partir de ce palmarès un portrait des Québécois en 2021 : nous aimons cuisiner, nous rêvons de prendre notre retraite à un jeune âge, nous avons été peinés par la perte de Serge Bouchard et, pandémie oblige, nos voyages se sont concentrés au Québec et au Canada. »

Si le Guide de la route et Conduire un véhicule de promenade se retrouvent bon an mal an en tête de liste, ils sont suivis cette année par Le sablier. Otage au Sahara pendant 450 jours, d’Édith Blais ; Liberté 45, de Pierre-Yves McSween ; L’empire du politiquement correct, de Mathieu Bock-Côté ; et La retraite à 40 ans. Comment déjouer le système pour atteindre la liberté financière, de Jean-Sébastien Pilotte.

Le portrait change cependant lorsqu’on passe au livre numérique. Parmi les livres en français, c’est En secret, de Mary Higgins Clark, qui arrive au sommet du palmarès, tandis que la traduction anglaise de Vi, de Kim Thúy, arrive en première place des emprunts de livres en anglais.

Des BD autobiographiques

Côté bandes dessinées, les œuvres autobiographiques se démarquent, note-t-on, avec Paul dans le Nord, de Michel Rabagliati, qui arrive en première place des œuvres empruntées. Suivent les cinq populaires tomes de L’Arabe du futur. Une jeunesse au Moyen-Orient, de Riad Sattouf.

Dans les disques compacts, la fidélité envers les Québécois se voit encore : Inscape, d’Alexandra Stréliski, arrive en tête, suivi de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, de Klô Pelgag, et de Travelling, de Daniel Bélanger.

Pour ce qui est des emprunts de films et de séries télévisées, par contre, les productions américaines prennent le dessus. Joker, de Tod Phillips, figure en première place, suivi de Once Upon a Time… in Hollywood (Il était une fois à… Hollywood), de Quentin Tarantino, et de la série Chernobyl, de Craig Mazin. Blade Runner 2049, de Denis Villeneuve, arrive en 19e place.

Ce sont les jeux vidéo « d’action et d’aventure » qui ont été les plus empruntés en 2021, avec Final Fantasy VII Remake au premier rang, suivi d’Assassin’s Creed – Ghost of Tsushima, de Call of Duty Black Ops – Cold War, et de The Outer Worlds.

En littérature jeunesse, J. K. Rowling mène le bal, avec L’ickabog et Harry Potter à l’école des sorciers, respectivement premier et deuxième parmi les titres de fiction les plus empruntés. Du côté des ouvrages documentaires, les enfants ont emprunté en premier lieu Mon premier livre de recettes, de Ricardo, suivi des trois tomes de Minecraft. Le guide officiel pour bien débuter. En matière de jeux vidéo, ils sont surtout repartis avec NHL 21, FIFA 21, Team Sonic Racing, LEGO – Harry Potter Collection et Spyro Reignited Trilogy.

À voir en vidéo