Une bibliothèque consacrée à l’écrivain Haruki Murakami ouvrira ses portes à Tokyo

La Maison internationale de la littérature de l’Université Waseda, où Haruki Murakami a fait ses études, doit ouvrir au public le 1er octobre.
Photo: Eugene Hoshiko Associated Press La Maison internationale de la littérature de l’Université Waseda, où Haruki Murakami a fait ses études, doit ouvrir au public le 1er octobre.

Les nombreux admirateurs de l’œuvre de l’écrivain japonais Haruki Murakami pourront bientôt se rendre dans la bibliothèque qui lui sera consacrée à Tokyo, un espace rassemblant les archives littéraires et la discothèque du plus illustre auteur nippon contemporain.

Officiellement baptisé « Maison internationale de la littérature de l’Université Waseda », le lieu dévoilé mercredi et déjà surnommé « bibliothèque Haruki Murakami » doit ouvrir au public le 1er octobre. C’est dans cette université de la capitale nippone que l’écrivain, aujourd’hui âgé de 72 ans, a fait ses études.

Agencée en partie comme un café littéraire, cette bibliothèque, qui sera également vouée à l’étude de la littérature japonaise, mais aussi internationale, contient notamment une réplique du bureau de l’écrivain et un studio de radio.

Elle est située sur le campus de Waseda, dans un bâtiment qui abritait autrefois des amphithéâtres et dont la reconversion a été confiée à l’architecte japonais de renommée mondiale Kengo Kuma, à l’origine du bâtiment du Musée d’art Suntory à Tokyo, du Fonds régional d’art contemporain de Marseille ou plus récemment du Stade olympique des Jeux de Tokyo 2020.

Vêtu de manière décontractée d’une veste bleu marine sur un t-shirt jaune et d’un pantalon beige, l’écrivain, qui ne se montre d’habitude quasiment jamais en public — et qui a refusé d’être filmé — a évoqué ce lieu chargé de souvenirs pour lui.

Racontant comment il séchait les cours à l’époque des manifestations étudiantes qui ont secoué le Japon à la fin des années 1960, il a fait le vœu que cette bibliothèque puisse aussi servir de lieu d’échange entre le monde universitaire, les étudiants et le grand public.

« Les enseignants enseignent, et les étudiants reçoivent cet enseignement », a-t-il déclaré. « C’est important. Mais j’espère malgré tout que les étudiants se sentiront libres d’exposer leurs propres idées et de les développer sous forme de projets concrets. »

« Honnêtement, j’aurais aimé que [ce bâtiment, NDLR] soit construit après ma mort. Maintenant qu’il est fini et que je suis toujours en vie, je suis un peu nerveux. Et si je commets un crime ? Cela causerait du tort » à l’université, a-t-il ajouté en plaisantant.

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