Dans l’intérêt des plus petits (mais aussi des grands)

Planche tirée de l'album «La réparation de mes parents»
Photo: D'eux Planche tirée de l'album «La réparation de mes parents»

Rafistoler le futur


Le quotidien tout calme de Coco et Lélé se voit chamboulé quand les parents décident de se séparer. De « casser » comme l’explique le petit, de briser le lien qui les unissait. Dans La réparation de mes parents. Une belle histoire de rupture, David Goudreault insiste non pas sur le drame de la séparation, mais sur la beauté des liens qui se retissent, sur la force que chacun déploie pour avancer avec le plus de sérénité, le plus d’humanité possible. Le trait candide et enjoué de France Cormier appuie avec poésie cet angle des plus optimistes. En mai, chez D’eux.


La réparation de mes parents. Une belle histoire de rupture.
​David Goudreault et France Cormier, D’eux, 5 ans et plus.
 
 

L’adolescence en toute sensibilité


On se souvient d’Au commencement était le froid ou encore de Tu ne mourras pas, des recueils de nouvelles émouvants dans lesquels Esther Croft parvenait à mettre en scène l’intimité, l’intériorité de ses personnages avec une infinie douceur. Elle revient, cet hiver, avec Exit l’innocence, un recueil de huit nouvelles dans lesquelles de jeunes filles abordent le présent et l’avenir avec étonnement, inquiétude, force, espoir et amour. On replonge ici dans la sensibilité à fleur de peau de Croft, sa singulière façon d’aborder les relations, les peurs, les souffrances et toute la beauté du monde. À paraître chez Québec Amérique le 26 janvier.


Exit l’innocence
Esther Croft, Québec Amérique, 12 ans et plus.

 


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Voyage poétique


Elle vient de remporter le prix Harry-Black 2020 pour son album Des couleurs sur la Grave (La morue verte, 2019). Avec Un chemin dans la mer (La Bagnole), Marie-Andrée Arsenault ne s’éloigne pas de l’univers du grand bleu, de la beauté et de la force des marées. L’histoire est une traversée métaphorique dans laquelle elle insiste sur la route qui mène au fond de soi. La poésie de l’autrice est accompagnée des illustrations tout en douceur de Catherine Petit, qui ajoutent à l’effet enveloppant de l’ensemble. À paraître le 28 avril à La Bagnole.



Un chemin dans la mer
Marie-Andrée Arsenault et Catherine Petit, La Bagnole, 4 ans et plus
 

 


 

Le monde des microbes


« Y a-t-il de la vie sur ton nez ? » demande le narrateur en amorce de cet album intitulé Qu’est-ce qui vit sur ton nez ? La réponse ne se fait pas attendre, permettant au lecteur de plonger au cœur du monde des « créatures invisibles, des microbes qui […] mangent, bougent, ressentent des choses […] grouillent de vie ». Christian Borstlap présente avec clarté, humour et rigueur l’univers de ces petites bestioles insoupçonnées qui ont chacune un rôle à jouer dans notre écosystème. À l’instar d’À propos de la vie paru en 2019, ce nouvel opus est visuellement tout aussi coloré, vif et surprenant. À paraître à la mi-mars chez Comme des géants.


Qu’est-ce qui vit sur ton nez ?
Christian Borstlap, Comme des géants, 5 ans et plus.
 

​Une histoire d’âne


Alors que Margot attend son cavalier sur le bord du ruisseau, voilà qu’un âne aux sabots d’argent et à la parole d’or se présente devant elle, lui ordonnant d’aller colporter la prophétie des ânes. On entre alors avec lui dans le règne de ces équidés. Avec Le chevalier et l’âne qui parlait, Mélissa Anctil livre un roman truculent, une facétie pleine de rebondissements, de malentendus et d’effets loufoques qui ont tôt fait de nous faire passer un agréable moment. L’écriture vive et les quelques illustrations caricaturales de Philippe Germain ajoutent au dynamisme de l’ensemble. À paraître en février chez Soulières.


Le chevalier et l’âne qui parlait
Mélissa Anctil, Soulières éditeur, 7 ans et plus.