Ils ont piqué notre curiosité: le bonheur n’est pas dans le pré

Arthur Schopenhauer
Photo: Domaine public Arthur Schopenhauer

C’est peut-être là une des clefs en provenance du passé pour débloquer la compréhension du présent : notre existence dans l’opinion de l’autre — la quête d’assentiment cultivé à l’excès, en plus de témoigner de la faiblesse de notre nature — ne peut en aucun cas contribuer à notre bonheur. C’est en tout cas ce qu’avance, avec son caractère implacable et cruel, Arthur Schopenhauer dans « De la réputation », quatrième chapitre de ses Parerga qui ont révélé la densité de la pensée de ce philosophe. Une réflexion sur la vanité, l’orgueil, la gloire et l’opinion dont la réédition cette année pourrait s’avérer autant nécessaire que salutaire.

De la réputation

Arthur Schopenhauer, Éditions Manucius, Paris, 2018, 120 pages

 
 

Parlant bonheur : le journaliste Frédéric Mars est obsédé par la chose, d’autant plus, écrit-il, que le bonheur compte aujourd’hui comme « critère pour élaborer des politiques, du niveau le plus local au niveau le plus global ». Mais où se trouve ce bonheur à travers le monde ? Partout et nulle part en même temps, si l’on se fie à cette cartographie du bonheur physique, du bonheur écologique, du bonheur économique, culturel ou même relationnel. On y découvre que l’Arabie saoudite inspire le plus l’envie de vivre, que le Liban offre un environnement où les vols sont les moins violents et que les Fidji sont l’endroit où les gens se disent le plus heureux. De quoi rendre tout le monde joyeux.

Atlas du bonheur

Frédéric Mars, Arthaud, Paris, 2018, 156 pages