Petite collection d’os, Kathy Reichs

À la fin du siècle dernier, Kathy Reichs est arrivée comme une comète avec un livre étonnant : Déjà dead. L’intérêt résidait dans sa façon de raconter, à partir de l’expérience même de son héroïne, Temperance Brenner, anthropologue médico-légale employée par la Sûreté du Québec, et d’histoires se déroulant ici dans le cadre rêvé pour une auteure de la tristement célèbre guerre des motards. Puis Temperance s’est mise à passer moins de temps au Québec, à vivre plus chez elle, en Caroline du Nord, tout en s’installant en tête des cotes d’écoute aux commandes de Bones, une émission télé traduite et diffusée partout dans toutes les chaînes du monde. Le succès total. Le gâteau perpétuel. Kathy Reichs, elle, consacrait un peu moins de son talent à l’écriture, et ses derniers livres sentaient la recette à plein nez : un peu de méchant, un peu de vocabulaire médico-légal, un peu de romance… et le tour était joué. Ici, en quatre nouvelles, la recette se fait moins évidente. Et l’intérêt revient donc, un peu.

Petite Collection d’os

★★★

Kathy Reichs, traduit de l’anglais par Natalie Beunat, Robert Laffont/Bestsellers, Paris, 2017, 390 pages