Où le soleil s’éteint, Jacques Côté

Photo: Alire

Après un plongeon au coeur du XIXe siècle — avec sa série des Cahiers noirs de l’Aliéniste —, Jacques Côté revient à l’enquêteur Daniel Duval, avec lequel il avait commencé sa carrière chez Alire. Nous sommes au début des années 1980 et Duval, lieutenant à la Sûreté du Québec, a comme partenaire un insupportable macho dont le niveau d’humour correspond à celui d’un barreau de chaise. Mais c’est déjà énorme quand on prend conscience de « l’intelligence » des deux primates en fuite avec lesquels ils sont ici aux prises. Ces deux motards en cavale défoncés à la mescaline espèrent aller se faire oublier quelque part dans un chalet, en Beauce. Arrivés près de Québec, ils ne peuvent résister à l’envie de se taper deux jeunes ados qu’ils éliminent par la suite avant de s’entre-tuer ; celui qui en réchappe, Ben Ayotte, est une véritable bombe prête à exploser à tout moment. Il laissera une trace sanglante jusqu’à la frontière américaine : une bonne demi-douzaine de victimes innocentes plus tard, il disparaîtra à son tour dans une scène digne des films de série B produits en série. Jacques Côté sait de toute évidence raconter des histoires tordues, mais il aurait avantage à rendre ses personnages plus crédibles et moins primaires.

Où le soleil s’éteint

★★ 1/2

J. Côté, Alire, Lévis, 2017, 366 pages