Les grands commis et les grandes missions de l’État dans l’histoire du Québec, sous la direction de Michel Sarra-Bournet

L’image que nous avons de la fonction publique est meublée de cubicules de tapis cordés dans des bâtiments sinistres. Cette vision angoissante ne rebute pas les auteurs de ce collectif qui dépoussière la carrière des grands commis de la technocratie québécoise. La machine gouvernementale n’a pas toujours été tentaculaire. En 1867, elle ne comptait qu’une centaine de fonctionnaires, soit autant qu’à la fin du Régime français. Les sous-ministres pouvaient user la même chaise pendant plus de quatre décennies. Ce que l’on appelait le « service civil » n’a pris de l’ampleur qu’avec la Révolution tranquille réalisée par quatre ministres, une vingtaine de fonctionnaires et autant de chansonniers, comme aimait le répéter Jacques Parizeau, le plus célèbre mandarin d’une époque où tout était à bâtir.

Les grands commis et les grandes missions de l’État dans l’histoire du Québec

Sous la direction de Michel Sarra-Bournet Presses de l’Université du Québec Québec, 2016, 277 pages

1 commentaire
  • Mario Jodoin - Abonné 14 août 2016 00 h 43

    Quel parti-pris!

    «La machine gouvernementale n’a pas toujours été tentaculaire.»

    Tentaculaire? Si elle ne l'a pas toujours été, cela veut dire qu'elle l'est maitenant, non? Avant d'utiliser de tels adjectifs, il faudrait au moins présenter quelques arguments pour démontrer une telle conclusion. C'est avec de tels supposés non démontrés que le néolibéralisme fait son chemin. Je ne pensais pas que Le Devoir participait à cette désinformation.