L’Action nationale, septembre 2014

À la revue L’Action nationale, on cherche cet automne des voies inédites pour sortir la question nationale de l’impasse. Dans ce numéro, l’essayiste Jocelyn Caron invite les souverainistes à « travailler sur le terrain de la réalité », en mettant en avant une démarche (des propositions de réformes constitutionnelles, appuyées par un référendum) très semblable à celle suggérée par Claude Morin. La tendance majoritaire, au sein de cette revue séculaire, est toutefois plutôt à la franche détermination indépendantiste, sans compromis. « Une nation ne peut à la fois se conduire dans un projet d’émancipation et s’accommoder de sa condition minoritaire », écrit son directeur, Robert Laplante. Gilbert Paquette, favorable à « une démarche constituante » indépendantiste, affirme qu’« aller à Ottawa défendre nos droits ne peut pas être le combat à mener ». Dans un texte très stimulant, Robin Philpot plaide pour la présence du Québec sur la scène internationale et invite l’État québécois à prendre position, dès maintenant, dans les grands débats politiques internationaux, « quitte à se faire taper sur les doigts » par le Canada.

L’Action nationale

Vol. CIV, No 7, Septembre
Montréal, 2014, 140 pages