Les feux de forêts ont libéré des quantités records de GES en 2021

Un feu de forêt a ravagé cette année le village de Lytton, en Colombie-Britannique.
Darryl Dyck La Presse canadienne Un feu de forêt a ravagé cette année le village de Lytton, en Colombie-Britannique.

Les incendies qui ont frappé différentes régions du monde cette année, dont les feux de forêt au Canada, ont généré pas moins de 1,7 milliard de tonnes de gaz à effet de serre, selon des données publiées lundi par le programme de recherche Copernicus. La situation risque d’ailleurs de s’aggraver au cours des prochaines années, en raison des dérèglements climatiques.

En 2021, la Colombie-Britannique a connu une de ses pires saisons de feux de forêt, tandis que d’autres incendies importants ont frappé le Québec, l’Ontario, le Manitoba et la Saskatchewan, notamment en raison de records de chaleur et de périodes de sécheresse. Ailleurs dans le monde, des feux ont notamment eu des impacts importants aux États-Unis, en Grèce, dans des régions d’Amérique centrale, en Afrique, en Asie et en Australie.

Au début du mois d’août, les observations satellitaires de l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique ont même détecté jusqu’à 169 000 incendies actifs dans le monde, plusieurs étant liés à la déforestation qui ravage l’Amazonie et l’Indonésie, notamment.

 
1,76 milliard
C'est le nombre de tonnes de gaz à effet de serre qu'ont dégagé dans l'atmosphère les feux de forêts en 2021.

Ces très nombreux incendies ont libéré pas moins de 1,76 milliard de tonnes de gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère, selon des données publiées par Copernicus, le programme d’observation de la Terre de l’Union européenne. Cela équivaut à 2,4 fois les émissions de GES du Canada en 2019, ou 21 fois les émissions du Québec en 2019.

Climat bouleversé

Les informations diffusées par Copernicus indiquent d’ailleurs que « plusieurs régions » ont battu cette année des records d’émissions de GES imputables aux feux. Certains mois ont aussi battu des records historiques, dont juillet, au cours duquel 343 millions de tonnes de GES ont été libérées par les incendies, et notamment par ceux qui faisaient rage au Canada. La situation a été « pire » en août, avec 378 millions de tonnes de GES libérées.

Pour le centre de recherche européen, il est clair que les bouleversements climatiques ont favorisé ces incendies, en raison des températures élevées, des orages, des vents forts et des autres événements climatiques extrêmes qui créent les « conditions idéales » pour les feux.

Dans ce contexte, les chercheurs estiment que les gouvernements doivent se préparer plus efficacement pour réduire les conséquences humaines de ces feux, qui peuvent ravager des communautés. Ce fut le cas cette année pour le village de Lytton, en Colombie-Britannique.

Ces feux libèrent également des particules qui ont des impacts négatifs sur la qualité de l’air.

169 000
C’est le nombre d’incendies actifs détectés dans le monde au début du mois d’août par l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique.

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