Le retour au travail en formule hybride a la cote à Montréal

Seulement 31% des répondants envisagent un retour au bureau à temps complet.
Photo: Michel Euler Associated Press Seulement 31% des répondants envisagent un retour au bureau à temps complet.

L’attrait du télétravail s’estompe, et le retour au bureau en formule hybride se confirme dans la métropole, au bénéfice des commerçants du centre-ville, confirme un nouveau coup de sonde de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM).

En juin 2021, dans le premier d’une série de sondages baptisée « Retour dans les tours », la CCMM faisait état de 28 % de répondants qui étaient de retour au bureau, du moins une partie de la semaine. Depuis, ce pourcentage n’a cessé de grimper, pour atteindre 68 % selon le plus récent coup de sonde, mené du 15 au 28 mars auprès de 727 employés et gestionnaires dont le lieu de travail se situe sur l’île de Montréal, dont Le Devoir a obtenu copie en amont de sa publication vendredi.

« Les résultats confirment sans équivoque que l’intérêt des travailleurs à retrouver leurs collègues, leurs espaces de travail et les services commerciaux, alimentaires et culturels du centre-ville perdure », note le document de 33 pages, qui précise que 55 % des répondants au sondage mené par la firme Léger travaillent au centre-ville de Montréal.

Ce retour au bureau ne se fait toutefois pas à temps complet pour la grande majorité des répondants : seulement 31 % de ceux qui y ont de nouveau mis les pieds depuis le début de la pandémie « envisagent d’y revenir cinq jours par semaine ». Le télétravail a donc toujours la cote, du moins à temps partiel.

Un baume pour les commerces

 

La popularité grandissante d’une formule de travail hybride, qui permet aux employés de se rendre au bureau quelques jours par semaine, bénéficie tout de même aux commerces du centre-ville de Montréal.

Selon le coup de sonde de Léger, les employés du secteur prévoient y dépenser « jusqu’à 106 $ par semaine, en moyenne », en se rendant notamment dans des cafés le matin, dans des restaurants à l’heure du lunch, ainsi que dans des magasins et des bars le soir.

C’est une somme similaire à celle que dépensaient les employés en 2019, quand ils étaient présents toute la semaine au bureau, fait remarquer le président-directeur général de la CCMM, Michel Leblanc, en entrevue au Devoir. « Les commerçants vont retrouver des clients qui vont venir moins fréquemment, mais qui vont dépenser la même chose à peu près par semaine », analyse celui qui se réjouit des constats de ce sondage.

Les commerçants vont retrouver des clients qui vont venir moins fréquemment, mais qui vont dépenser la même chose à peu près par semaine 

 

Seul ombre au tableau : on observe que 29 % des travailleurs sondés « restent encore à convaincre et à rassurer » en ce qui a trait à la sécurité du transport en commun sur le plan sanitaire. « Il faut que les gens se rassurent », relève le p.-d.g. de la CCMM, qui voit dans une utilisation accrue des bus et du métro à Montréal un moyen de contrer la congestion routière dans la métropole.

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