Boulet appelle les employeurs aux accommodements devant la pénurie de tests

La période d’isolement est réduite de 10 à 5 jours, en cas de COVID-19, sous certaines conditions — pas de fièvre depuis 24 heures, diminution des symptômes et double vaccination.
Photo: Ryan Remiorz La Presse canadienne La période d’isolement est réduite de 10 à 5 jours, en cas de COVID-19, sous certaines conditions — pas de fièvre depuis 24 heures, diminution des symptômes et double vaccination.

Le ministre du Travail, Jean Boulet, se dit convaincu de la bonne foi des travailleurs qui se disent atteints de la COVID-19 et demande aux employeurs de faire preuve de souplesse et de consentir à des accommodements en cette période où l’accès aux tests de dépistage est encore difficile.

Le ministre a accordé une entrevue à La Presse canadienne jeudi, après que la Santé publique eut annoncé mardi que la période d’isolement était réduite de 10 à 5 jours, en cas de COVID-19, sous certaines conditions — pas de fièvre depuis 24 heures, diminution des symptômes et double vaccination.

La Santé publique a aussi réservé l’accès aux centres de dépistage à certaines clientèles prioritaires, parce qu’ils sont débordés — ce qui a eu pour effet de compliquer l’accès à du dépistage pour les « autres » travailleurs. « Moi, je suis convaincu de la bonne foi des travailleurs et de la capacité d’accommodement des employeurs. Ça, ça ne fait aucun doute. Et je fais véritablement appel à tous les milieux de travail pour prendre en main la gestion de ce risque-là », a lancé le ministre Boulet.

Par ailleurs, la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) ajoutera bientôt plusieurs informations sur son site Web, dans ce contexte. Le Guide de normes sanitaires en milieu de travail COVID-19 expliquera comment clarifier la situation avant un retour au travail, à l’aide d’un questionnaire qui énoncera les questions qu’un employeur pourra poser à un travailleur ou bien à l’aide d’une autodéclaration par les travailleurs, a indiqué le ministre.

Dans son communiqué, la CNESST rappelle que, dès l’apparition de symptômes, comme la fièvre, la toux, les maux de gorge, la perte de goût ou d’odorat, un travailleur devra se mettre immédiatement en isolement pour au moins cinq jours. Au bout de ces cinq jours, cette personne peut retourner au travail si elle est adéquatement vaccinée, si elle n’a pas fait de fièvre lors des dernières 24 heures et si ses symptômes ont régressé. Si ces conditions ne sont pas réunies, cette personne devra se soumettre à une période d’isolement de dix jours.

« Dans tous les cas, l’employeur doit prendre les mesures nécessaires pour protéger la santé et assurer la sécurité et l’intégrité physique du travailleur. » La CNESST réitère aussi que le télétravail doit être privilégié lorsque cela est possible. De même, les autres consignes, comme la distanciation, la désinfection et le port du masque, demeurent en vigueur.

Le ministre Boulet a aussi rappelé que le gouvernement fédéral doit distribuer une trentaine de millions de tests rapides au Québec d’ici la fin du mois de janvier, ce qui devrait simplifier le processus. « En attendant, il y a un contexte exceptionnel qui requiert une approche d’accommodement de la part des employeurs », fait valoir le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale.

Avec Le Devoir

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