Zoom déboursera 85 millions de dollars pour régler une action collective

Selon la poursuite, l’entreprise a violé la confiance de millions de personnes en partageant des renseignements personnels d’utilisateurs à d’autres plateformes comme Facebook, Google et LinkedIn.
Photo: Kena Betancur Getty Images via Agence France-Presse Selon la poursuite, l’entreprise a violé la confiance de millions de personnes en partageant des renseignements personnels d’utilisateurs à d’autres plateformes comme Facebook, Google et LinkedIn.

La compagnie de vidéoconférence Zoom devra débourser 85 millions $US pour régler une action collective. Elle allègue que l’entreprise de la Silicon Valley n’en a pas fait assez pour protéger les données personnelles de ses utilisateurs, et qu’il était trop facile d’infiltrer des rencontres au début de la pandémie.

L’entente proposée doit être approuvée par la juge de district fédérale Lucy Koh. Une audience sur l’entente est prévue le 21 octobre, à San José, en Californie.

Des millions d’Américains qui ont utilisé Zoom depuis le 31 mars 2020 pourraient être admissibles à recevoir une partie de ce montant. Les personnes ayant souscrit à un abonnement payant recevraient environ 35 $US, et les gens utilisant la version gratuite du logiciel pourraient s’enrichir d’environ 12 $US, selon les estimations contenues dans les documents déposés à la cour.

La plateforme de vidéoconférence a été embêtée par des problèmes de sécurité, l’an dernier, lorsque les mesures sanitaires et le confinement l’ont transformée en véritable phénomène culturel. Du jour au lendemain, le logiciel est devenu la plateforme de prédilection pour organiser des rencontres sociales, scolaires ou d’affaires, et même, en pleine pandémie, des funérailles.

Selon la poursuite, l’entreprise a violé la confiance de millions de personnes en partageant des renseignements personnels d’utilisateurs à d’autres plateformes comme Facebook, Google et LinkedIn. L’action collective, qui rassemble 14 différentes poursuites déposées depuis mars 2020, vise aussi la pratique perturbante du « zoombombing », l’infiltration de réunions par des pirates informatiques.

La compagnie a indiqué lundi, dans un communiqué, qu’elle avait rapidement corrigé ces enjeux de sécurité.« Nous sommes fiers des avancées que nous avons faites sur notre plateforme, et nous voulons continuer d’innover en mettant l’intimité et la sécurité en avant », a affirmé Zoom.

Ces enjeux de sécurité n’ont pas empêché la société d’intégrer la vie quotidienne de millions de personnes durant la pandémie. Les revenus annuels de Zoom ont quadruplé l’an dernier, jusqu’à près de 2,7 milliards. À la fin avril, 497 000 clients ayant au moins 10 employés à leur charge étaient abonnés à la version payante du logiciel, environ 415 000 de plus qu’avant la pandémie.

Le prix de son action a triplé et avoisinait les 380 $US, lundi.

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