Les hausses de prix font diminuer le nombre de ventes de propriétés à Montréal

Les prix médians des maisons unifamiliales et des copropriétés dans la métropole ont atteint en juin 508 000$ et 365 000$ respectivement, contre 496 000$ et 365 000$ le mois précédent.
Photo: Olivier Zuida Le Devoir Les prix médians des maisons unifamiliales et des copropriétés dans la métropole ont atteint en juin 508 000$ et 365 000$ respectivement, contre 496 000$ et 365 000$ le mois précédent.

Les prix des maisons ont grimpé en flèche à Montréal le mois dernier, faisant diminuer du même coup le nombre de ventes, a indiqué mardi l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ).

Les prix médians des maisons unifamiliales et des copropriétés dans la métropole ont atteint en juin 508 000 $ et 365 000 $ respectivement, contre 496 000 $ et 365 000 $ le mois précédent.

La surchauffe du marché immobilier montréalais reste importante, a souligné l’APCIQ, précisant que la situation entraînait une surenchère pour plus de la moitié des transactions dans la région.

On a dénombré 4619 ventes à Montréal pour le mois de juin 2021, en baisse de 7 % par rapport aux 4950 transactions de juin 2020 et de 14 % par rapport aux 5398 ventes de mai 2021.

L’association a attribué la baisse du nombre de ventes résidentielles dans la métropole au manque de maisons unifamiliales disponibles à la vente et à la hausse des prix — laquelle a atteint 29 % sur un an pour le prix médian de ce type de logement —, ce qui a maintenu le marché en surchauffe.

Dans l’ensemble de la région, le nombre de ventes de maisons unifamiliales s’est replié de 18 % par rapport à juin 2020. Un nouveau record de transactions a cependant été enregistré du côté des copropriétés, avec 1764 ventes — un gain de 3 % conforme à la tendance observée depuis le début de l’année.

« L’activité transactionnelle du marché de Montréal enregistre un recul significatif, essentiellement attribuable à un déficit historique d’unifamiliales disponibles à la vente et une augmentation fulgurante des prix qui s’étend aussi à la copropriété », a expliqué le directeur du service de l’analyse du marché de l’ACPIQ, Charles Brant.

Le nombre d’inscriptions de maisons unifamiliales en vigueur dans la région métropolitaine était de 3984, un chiffre en baisse par rapport à celui de 4184 du mois de mai et à celui de 6341 de juin 2020.

« Rappelons-nous qu’en juin 2020, c’est surtout la catégorie de l’unifamiliale en périphérie de l’île de Montréal qui avait profité du fort rebond des ventes à la suite des mesures de confinement provoquées par la première vague de la pandémie », a poursuivi M. Brant, tout en rappelant l’entrée en vigueur, le 1er juin, d’une mesure fédérale limitant la capacité d’emprunt des acheteurs dans l’espoir de calmer le marché.

À Québec aussi

La grande région de Québec connaît également une première baisse marquée des ventes de propriétés unifamiliales après 13 mois de records.

« Le principal frein à l’activité transactionnelle du marché de Québec est la chute rapide des inscriptions en vigueur, qui touche toutes les catégories de propriétés. […] L’inventaire de propriétés unifamiliales disponibles à la vente a été divisé de moitié, ce qui a contribué à la surchauffe du marché et à une forte pression à la hausse des prix », constate M. Brant.

Le nombre de ventes totales s’est chiffré à 738 en juin 2021, soit une baisse de 20 % au chiffre observé un an plus tôt. « En raison de la diminution du nombre de mises en marché, nous ne sommes plus dans un contexte d’hyperactivité », affirme l’ACPIQ.

Comparativement à la même période l’année dernière, l’offre de maisons unifamiliales continue d’enregistrer une importante chute (-51 %), ce qui resserre davantage les conditions de marché en faveur des vendeurs et favorise les situations de surchauffe et de surenchère dans plusieurs secteurs. Pour les copropriétés et les plex, les inscriptions en vigueur se sont respectivement repliées de 35 % et de 4 %.

Le prix médian des propriétés unifamiliales a encore progressé pour s’établir à 310 000 $, soit 14 % de plus qu’un an auparavant. Les copropriétés et les plex ont vu leur prix médian bondir pour atteindre respectivement 207 500 $ (+8 %) et 391 000 $ (+33 %).

Avec Le Devoir

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