La grève chez Exceldor pourrait bientôt prendre fin

Advenant l’acceptation des offres, un protocole de retour au travail sera mis en place et l’usine pourrait retrouver sa capacité maximale d’abattage en une dizaine de jours environ, selon le syndicat.
Photo: Wiktor Rzezuchowski Getty Images Advenant l’acceptation des offres, un protocole de retour au travail sera mis en place et l’usine pourrait retrouver sa capacité maximale d’abattage en une dizaine de jours environ, selon le syndicat.

La grève chez le transformateur de poulet Exceldor pourrait bientôt prendre fin. La direction accepte l’hypothèse de règlement soumise par la médiatrice spéciale et que le comité de négociation du syndicat voit également d’un bon œil. Les employés auront maintenant à se prononcer au cours du week-end.

« Pour la première fois depuis le déclenchement de la grève par les Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce (TUAC) de l’usine de Saint-Anselme le 23 mai dernier, une solution s’offre à nous », affirme la partie patronale dans un communiqué de presse publié jeudi où elle annonce sa décision.

Les 550 travailleurs de la coopérative de Saint-Anselme, dans Chaudière-Appalaches, sont en grève depuis un mois, soit depuis le 23 mai. La coopérative soutient qu’elle souhaite « depuis le tout début » trouver une solution « afin de faire cesser le gaspillage alimentaire ».

« Une autre étape franchie dans le conflit chez Exceldor », s’est réjoui sur Twitter le ministre du Travail, Jean Boulet. Les syndiqués, note-t-il, se prononceront en assemblée générale souveraine.

La direction soutient que « la balle est dans le camp des employés syndiqués » et dit leur « tendre la main » pour mettre un terme au conflit de travail. Exceldor se dit prêt à reprendre ses activités « le plus rapidement possible ».

Vote et reprise des activités

« Le comité va recommander aux syndiqués de voter en faveur des offres », a confirmé Roxane Larouche, porte-parole des TUAC dans le dossier d’Exceldor, en entrevue avec La Presse canadienne.

L’hypothèse de règlement est jugée « acceptable » par le comité de négociation puisqu’elle répond à « l’essentiel des demandes syndicales », a expliqué Mme Larouche.

Les employés auront à se prononcer au cours de la fin de semaine sur l’hypothèse de règlement ; la grève prendra donc fin s’ils suivent la recommandation de leurs représentants. Le vote, dont la ou les dates devront être déterminées, se tiendra de manière « hybride », soit par l’entremise d’une plateforme de vidéoconférence et de vote en ligne combiné avec la possibilité de se prononcer en personne.

Le syndicat s’est dit « satisfait » d’avoir préféré le processus de médiation et de conciliation plutôt que d’aller en arbitrage. « C’était notre souhait le plus cher d’obtenir une hypothèse de règlement plutôt que d’avoir une convention collective imposée par un arbitre, a déclaré Mme Larouche. Là, au moins, on a voix au chapitre. »

Advenant l’acceptation des offres, un protocole de retour au travail sera mis en place et l’usine pourrait retrouver sa capacité maximale d’abattage en une dizaine de jours environ, selon le syndicat.

Selon la dernière offre qui a été dévoilée, l’employeur propose un salaire de 22,51 $ l’heure et le syndicat revendique 25 $ l’heure. Les conditions dans lesquelles le travail est exercé, sous pression, sont également en litige.

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