La CDPQ perd un de ses principaux dirigeants: Macky Tall quitte pour les États-Unis

Le bas de laine des Québécois devra procéder à un jeu de chaises musicales à l’interne.
Photo: Ryan Remiorz La Presse canadienne Le bas de laine des Québécois devra procéder à un jeu de chaises musicales à l’interne.

La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) perd l’un de ses principaux dirigeants, Macky Tall, qui démissionne pour rejoindre les rangs d’une firme américaine après avoir été sur la liste des successeurs potentiels à Michael Sabia.

Le départ de M. Tall provoquera un jeu de chaises musicales au sein de la Caisse, où ce dernier était chef des actifs réels — les infrastructures — et des placements privés, en plus d’être celui qui pilote CDPQ Infra, la filiale responsable du Réseau express métropolitain (REM).

Le gestionnaire d’origine malienne, qui a passé 16 années à la CDPQ, se retrouvera, au printemps, dans le giron du Groupe Carlyle, une firme américaine avec un actif sous gestion de 230 milliards $US en date du 30 septembre. Il sera coprésident du secteur des infrastructures.

« C’est une décision pas facile, mais qui vient du fait qu’il y a plusieurs semaines, j’ai été approché pour une opportunité assez unique […] à laquelle je ne pouvais pas dire non en raison de la nature du défi que cela représentera pour moi pour les prochaines années », a affirmé M. Tall.

Plus tôt cette année, sa candidature aurait été celle retenue par le comité de sélection du conseil d’administration de la CDPQ. C’est finalement Charles Émond, qui était le premier vice-président, Québec et placements privés et de la planification stratégique de la Caisse, qui avait été sélectionné par le gouvernement Legault.

M. Tall n’a pas voulu faire de lien. « Je ne pense pas, parce qu’il y a eu un processus rigoureux qui a été mené et qui a mené à la sélection de Charles [Émond]. C’est un processus auquel j’ai participé et dont je respecte le résultat. »

Dans un communiqué, M. Émond a souligné la contribution du haut dirigeant démissionnaire en indiquant qu’il avait « su développer des équipes fortes et engagées qui sont prêtes à prendre la relève ».

L’expert-conseil en gouvernance Michel Nadeau a estimé que ce départ constituait une « grosse perte » pour la Caisse en raison de la « vaste expertise » de M. Tall dans le secteur de la finance et des infrastructures. « C’était difficile pour lui parce qu’il était le choix du comité de sélection et le gouvernement Legault a finalement opté pour Charles Émond », a-t-il affirmé.