Premier Tech veut ajouter 500 emplois en cinq ans

L’entreprise Premier Tech est présente dans 27 pays et compte 4600 employés, dont 1100 se trouvent dans le Bas-Saint-Laurent.
Photo: iStock L’entreprise Premier Tech est présente dans 27 pays et compte 4600 employés, dont 1100 se trouvent dans le Bas-Saint-Laurent.

Active au chapitre des acquisitions ces dernières années, l’entreprise québécoise Premier Tech souhaite maintenant accroître sa présence à Rivière-du-Loup, où se trouve son siège social, en y investissant 251 millions, ce qui se traduira par l’ajout de 500 emplois en cinq ans.

L’entreprise sera épaulée par Québec, qui lui donne un nouveau coup de pouce financier, soit un prêt sans intérêt de 45 millions. Environ le tiers de cette somme, soit 15 millions, pourrait être « oublié » si des objectifs sont respectés.

Fondée en 1923, Premier Tech est diversifiée. Elle offre des solutions technologiques dans les secteurs de l’horticulture, de l’agroalimentaire, des équipements industriels ainsi que des technologies environnementales. Elle est présente dans 27 pays et compte 4600 employés — dont 1100 se trouvent dans le Bas-Saint-Laurent.

« Le projet a toujours été prévu pour se faire ici, au Québec », a expliqué jeudi son président et chef de la direction, Jean Bélanger, dans le cadre d’une conférence de presse à Rivière-du-Loup, aux côtés notamment du ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon. « La majorité de nos activités de recherche et de développement sont ici. Évidemment, avec l’appui du gouvernement du Québec, on peut y aller plus rapidement. »

Environ 75 % des emplois, dont le salaire annuel est supérieur à 60 000 $, devraient s’ajouter dans le Bas-Saint-Laurent. Des activités seront rapatriées des marchés où Premier Tech a réalisé des acquisitions. L’entreprise compte également investir pour accélérer sa transformation numérique, en recherche et développement, ainsi que pour effectuer du démarchage à l’étranger.

Pour M. Fitzgibbon, les ambitions de Premier Tech correspondentexactement aux trois objectifs du gouvernement Legault en matière de développement économique. « On veut accroître l’innovation, a dit le ministre. Deuxièmement, la transformation numérique, superimportant. Troisièmement, les exportations. On veut [s’occuper de] notre balance commerciale. Ce projet respecte les trois aspects. Des projets comme cela, j’en ferais un par semaine. »

Au cours de l’exercice qui s’est terminé le 20 février, Premier Tech a généré des revenus de 923,5 millions, en hausse de 4,8 %, tandis que son bénéfice d’exploitation ajusté a progressé de 8,8 % pour s’établir à 84,5 millions. La société génère 42 % de son chiffre d’affaires aux États-Unis, son plus important marché.

En mars, Premier Tech avait mis la main sur deux sociétés au Québec. Elle avait également réalisé deux prises en France : une en juillet et l’autre en septembre.