Les Américains plus riches que jamais grâce aux aides

La dette des ménages américains a augmenté plus lentement entre avril et juin qu’entre janvier et mars.
Photo: Angela Weiss Agence France-Presse La dette des ménages américains a augmenté plus lentement entre avril et juin qu’entre janvier et mars.

La richesse des ménages américains a atteint un sommet historique au deuxième trimestre, leurs comptes en banque ayant été gonflés par les aides du gouvernement fédéral en réponse à la crise de la COVID-19, selon une étude publiée lundi par la Réserve fédérale américaine.

La richesse totale des ménages américains et des organisations à but non lucratif a atteint près de 119 000 milliards de dollars entre avril et juin.

C’est le niveau le plus élevé jamais enregistré et c’est très légèrement supérieur au précédent record, d’un peu plus de 118 000 milliards, enregistré au dernier trimestre 2019, lorsque l’économie des États-Unis était au meilleur de sa forme, après dix années de croissance.

Finances

Mais la pandémie de COVID-19, qui a touché le pays à partir de mars et a contraint les autorités à mettre en place des mesures de confinement, l’avait fait chuter à 111 000 milliards au premier trimestre.

Par conséquent, la dette des ménages américains a augmenté plus lentement entre avril et juin, de 0,5 % en rythme annuel, qu’entre janvier et mars, où elle avait grimpé de 3,8 %.

La situation pourrait toutefois être moins florissante au troisième trimestre. Les finances des Américains sont, en effet, mises à mal, les aides expirant progressivement depuis début d’août.

Chômage

En outre, certains chômeurs n’ont plus le droit aux allocations chômage après six mois d’aide ininterrompue, et des millions de personnes n’ont pas encore retrouvé d’emploi.

Quant aux entreprises, qui ont dû faire face à des interruptions d’activité et à une reprise parfois partielle ou ralentie, leur dette a augmenté de 14 % en rythme annuel, après avoir explosé de 18,4 % au premier trimestre.

À titre de comparaison, leur dette avait crû au maximum de 7,1 % par an dans les dix dernières années.

La dette du gouvernement fédéral américain a bondi de 58,9 % au deuxième trimestre, après avoir déjà grimpé de 11,4 % au premier trimestre. Elle avait augmenté de 6,7 % en 2019.