Un gros contrat pour SNC-Lavalin aux États-Unis

Une portion du complexe nucléaire de Hanford, dans l’État de Washington
Photo: Nicholas K. Geranios Associated Press Une portion du complexe nucléaire de Hanford, dans l’État de Washington

SNC-Lavalin, en plein recentrage pour s’éloigner des grands projets de construction et de ressources naturelles, fait partie d’un consortium ayant décroché, auprès du gouvernement américain, un contrat de services d’ingénierie — sa nouvelle pierre angulaire — pouvant atteindre 10 milliards $US dans le secteur nucléaire.

Central Plateau Cleanup Company, dans laquelle la firme québécoise détient une participation d’environ 22 %, a annoncé jeudi une entente, octroyée par le département de l’Énergie, pouvant s’échelonner sur une décennie dans le cadre de travaux d’assainissement du complexe nucléaire de Hanford, dans l’État de Washington. « Ce contrat de services nucléaires est du ressort de SNCL Services d’ingénierie, la pierre angulaire de notre stratégie visant à augmenter la croissance ainsi que le soutien de notre partenaire et client », explique SNC.

Les investisseurs semblaient réagir favorablement à l’annonce, puisqu’à la Bourse de Toronto, le titre de l’entreprise établie à Montréal a fermé à 23,77 $, en hausse de 78 cents ou de 3,4 %, lors d’une séance où la tendance était à la baisse.

« Ce contrat témoigne de l’expertise de SNC-Lavalin dans la réalisation de plans de décontamination et de mise hors service d’actifs », a souligné le président de son secteur nucléaire, Sandy Taylor. Le contrat d’assainissement du plateau central permettra la fermeture à l’état final des installations, des sites d’enfouissement des déchets et de l’assainissement des eaux souterraines dans le corridor fluvial au site de Hanford, le long du fleuve Columbia. La portée comprendra également la mise hors service et le démantèlement de plusieurs anciennes installations du plateau central au site de Hanford. Central Plateau Cleanup Company gérera les activités d’élimination des déchets relatives à l’installation d’élimination sur place, ainsi que les activités d’élimination hors site.

« Victoire significative »

Dans une note envoyée à ses clients par courriel, Sabahat Khan, de RBC Marchés des capitaux, a qualifié l’annonce de « victoire significative » pour SNC-Lavalin. En présumant que ce contrat devrait générer des marges oscillant entre 13 % et 15 %, l’analyste a estimé que le bénéfice d’exploitation obtenu par la compagnie québécoise pourrait varier entre 285 millions et 330 millions au cours de la durée de l’entente, soit environ 30 millions annuellement. En 2019, le segment nucléaire de SNC-Lavalin avait généré un bénéfice d’exploitation d’environ 100 millions, a noté M. Khan.

« Ce contrat correspond bien à l’expertise [de la firme] et il est à “faible risque” puisque les honoraires sont liés à la performance », a écrit l’analyste dans ses observations.

Depuis le début de l’année, SNC-Lavalin a annoncé une série de contrats dans le secteur de l’énergie nucléaire, où elle est impliquée par l’entremise de ses divisions ou coentreprises.

Avec Le Devoir