Un litige oppose cinq syndicats

Les quatre plus grandes organisations syndicales ont signé le protocole de négociation, mais la CSN-Construction, qui représente 6% des travailleurs, a demandé l’arbitrage.
Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir Les quatre plus grandes organisations syndicales ont signé le protocole de négociation, mais la CSN-Construction, qui représente 6% des travailleurs, a demandé l’arbitrage.

Un arbitre entendra les parties « très, très bientôt » dans le cadre du litige qui oppose les cinq organisations syndicales de la construction, a fait savoir lundi le ministre du Travail, Jean Boulet.

En vertu des règles en vigueur, les cinq organisations syndicales reconnues doivent d’abord conclure un protocole de négociation entre elles, avant de pouvoir commencer les négociations des conventions collectives avec les quatre associations patronales.

Or, elles n’y sont pas parvenues. Les quatre plus grandes, qui représentent 94 % des travailleurs, ont signé ce protocole — la FTQ-Construction, le Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (International), le Syndicat québécois de la construction et la CSD-Construction —, mais la CSN-Construction, qui représente 6 % des travailleurs, n’a pas voulu le signer. Elle a demandé l’arbitrage.

Délais raisonnables

Interrogé lundi à Montréal, dans le cadre d’une conférence de presse portant sur un autre thème, le ministre Boulet a indiqué qu’il avait déjà nommé l’arbitre au dossier. L’audience doit avoir lieu « très, très bientôt », a-t-il indiqué.

Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale s’attend d’ailleurs à une décision de l’arbitre « dans des délais raisonnables ».

Les quatre conventions collectives dans l’industrie de la construction couvrent les secteurs résidentiel, génie civil-voirie, industriel, de même que commercial-institutionnel. Elles concernent quelque 192 000 travailleurs et arrivent à échéance en avril.

Plus de chances à la négociation

Mais Québec et plusieurs syndicats et associations patronales souhaitaient que les négociations débutent plus tôt, afin de donner plus de chance à la négociation et d’éviter ainsi un conflit de travail. Les dernières négociations avaient été particulièrement difficiles.

Le ministre Boulet avait même pris la peine de rencontrer les acteurs de l’industrie, il y a plusieurs mois, pour s’assurer du bon déroulement et d’un bon climat durant ces négociations.

En entrevue, il avait d’ailleurs dit souhaiter un début plus hâtif de ces négociations, afin de faciliter une éventuelle entente.

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