La Cage-Brasserie sportive sabre son effectif de 30%

Le propriétaire de La Cage-Brasserie sportive pourrait mettre jusqu’à deux ans pour se relever des perturbations provoquées par la crise sanitaire, ce qui le contraint à licencier quelque 660 employés, soit environ 30 % de son effectif, en plus de mettre la clé sous la porte de quatre établissements.

Malgré la réouverture progressive de ses salles à manger et de ses terrasses depuis le 15 juin dernier, le Groupe Sportscene a fait savoir, mercredi, qu’il ne pourrait pas rappeler ses 2200 salariés mis temporairement à pied en mars dernier, dans la foulée des fermetures provoquées par la pandémie de COVID-19. « Avec les nouvelles normes et le port du masque, c’est quand même très difficile à gérer dans la restauration », a expliqué le président et chef de la direction de l’entreprise, Jean Bédard, au cours d’un entretien téléphonique depuis la Gaspésie.

Ce sont les portes des établissements situés dans le Vieux-Montréal, à Saint-Constant, à Mont-Tremblant ainsi qu’à Trois-Rivières qui vont demeurer fermées. Les baux de deux restaurants (Vieux-Montréal et Saint-Constant) venaient à échéance à la fin de l’année en vue d’une relocalisation, ce qui explique les fermetures, a précisé M. Bédard. Le réseau de La Cage-Brasserie sportive comptera désormais 37 établissements. La capacité d’accueil des établissements a également été réduite de moitié.

Sportscene détient également les enseignes L’Avenue, surtout spécialisées dans le créneau des déjeuners, l’emblématique grilladerie montréalaise Moishes — dont les activités sont toujours au neutre —, ainsi que P. F. Chang’s. L’entreprise vend également un éventail de produits prêts-à-manger dans les épiceries.

Survie non assurée

Déconfinement plus tardif, port du masque obligatoire, mesures de distanciation physique, capacités d’accueil réduites : la restauration fait partie des secteurs les plus affectés par la crise sanitaire. Un sondage mené plus tôt ce mois-ci par l’Association Restauration Québec auprès de 500 restaurateurs suggérait que 61 % des répondants ne croyaient pas pouvoir survivre plus de six mois faute d’une aide financière.

Si la réponse de la clientèle est « bonne » dans les circonstances, le dirigeant de Sportscene n’a pas caché qu’il espérait que la reprise imminente des activités dans la Ligue nationale de hockey ainsi que la relance des activités d’autres ligues professionnelles stimulent l’achalandage.

Sportscene a décidé de reporter à la fin août le moment où elle divulguera ses résultats pour le troisième trimestre qui s’est terminé le 24 mai.

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