La proposition des créanciers du Cirque du Soleil avalisée par le tribunal

L’entente prévoit un engagement d’au moins cinq ans visant à maintenir le siège social du Cirque à Montréal.
Photo: Cirque du Soleil L’entente prévoit un engagement d’au moins cinq ans visant à maintenir le siège social du Cirque à Montréal.

La proposition des créanciers garantis du Cirque du Soleil a obtenu l’aval de la Cour supérieure du Québec, vendredi, pour être considérée comme soumission d’amorce dans le cadre de la mise aux enchères de l’entreprise de divertissement.

Cela établit les conditions minimales à respecter pour le dépôt d’offres rivales.

L’offre du groupe de prêteurs, mené par la firme torontoise Catalyst Capital Group, qui détient la dette garantie d’environ 1 milliard $ US du Cirque, est valorisée à environ 1,2 milliard $ US, selon le plus récent rapport de la firme Ernst & Young, qui agit comme contrôleur dans le dossier.

Jusqu’à 375 millions $ US seront mis à la disposition de la compagnie, qui est privée de revenus en raison de la crise sanitaire provoquée par la pandémie de COVID-19, ce qui a entraîné l’annulation de 44 spectacles à travers le monde et le licenciement de quelque 3500 personnes à la fin juin.

On mettra également sur pied deux fonds totalisant 20 millions $ US pour verser les sommes dues aux ex-travailleurs et artisans. L’entente prévoit un engagement d’au moins cinq ans visant à maintenir le siège social du Cirque à Montréal.

Cette proposition écarte l’arrangement évalué à environ 420 millions $ US et annoncé avec les actionnaires actuels, le fonds texan TPG Capital, la firme chinoise Fosun et la Caisse de dépôt et placement du Québec, le 29 juin, lorsque le Cirque s’est tourné vers la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC). Ceux-ci misaient sur le prêt de 200 millions $ US offert par l’État québécois.

Dans le cadre du processus d’enchères, d’autres acquéreurs potentiels auront jusqu’au 18 août pour déposer une offre.

L’entente prévoit que les propositions devront être entièrement financées. Leur valeur devrait être supérieure d’au moins 1,5 million $ US par rapport à l’entente intervenue avec les créanciers. Québecor ne participera pas aux enchères, mais le conglomérat de télécommunications a néanmoins tendu la main aux créanciers. Le cofondateur du Cirque Guy Laliberté, qui a vendu ses dernières actions pas plus tard qu’en février, a également de l’intérêt.

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