Un centre pour aider l’entreprise à se renouveler

Brian Gallant, conseiller spécial de la firme et ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick, s’est vu confier la direction du Centre de recherche appliquée.
Photo: Adrian Wyld La Presse canadienne Brian Gallant, conseiller spécial de la firme et ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick, s’est vu confier la direction du Centre de recherche appliquée.

La firme de services de relations gouvernementales Navigator a annoncé jeudi le lancement du Centre canadien pour la mission de l’entreprise. S’inscrivant dans cette mouvance qui a notamment donné le jour au lobby des grands patrons américains Business Roundtable, le Centre veut appuyer les entreprises dans l’élargissement de leur mission à l’ensemble des parties prenantes.

« Pour plusieurs entreprises, il s’agit d’une transformation radicale de leur philosophie. Cela exige une réflexion approfondie parmi les dirigeants et les employés afin de moderniser leur mission et de modifier leurs pratiques en conséquence », explique Brian Gallant, dans un échange de courriels.

Le conseiller spécial de la firme et ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick s’est vu confier la direction du Centre de recherche appliquée, qui se donne pour objectif « d’approfondir les connaissances dans ce domaine et de proposer des solutions pratiques aux compagnies qui souhaitent prendre ce virage ». Parmi les projets qui seront lancés, la première activité consiste en une vaste recherche sur la perception des Canadiens à l’égard de la contribution sociale des entreprises.

L’équipe sera constituée au cours des prochaines semaines. Elle devrait abriter une forte représentativité québécoise. « À plusieurs égards, des organisations et des institutions du Québec sont des modèles à suivre en matière de soutien à l’engagement social des entreprises », dit-il.

Brian Gallant cite les études concluant que les entreprises se préoccupant de leur engagement social sont plus profitables, à long terme. « Le secteur privé ne peut plus se contenter d’assurer la prospérité des actionnaires. On attend aussi de lui qu’il joue un rôle social important. » Il donne l’exemple de cette mobilisation des entreprises autour de l’appel au boycottage de Facebook visée par le mouvement #stophateforprofit demandant la suspension en juillet de toute publicité sur ses plates-formes.

« La pression est devenue forte sur les grandes entreprises pour que non seulement elles prennent position, mais qu’elles s’engagent concrètement à lutter contre les défis mondiaux et le racisme, notamment dans leur propre organisation. »

Et la relance post-COVID est une occasion de refaire les choses autrement. « 2020 a été une année qui a servi de catalyseur pour que les entreprises en fassent plus pour améliorer la société en aidant à lutter contre les changements climatiques, en abordant les inégalités économiques et sociales — mises en évidence et exacerbées cette année —, en soutenant l’élimination du racisme systémique et en faisant davantage pour surmonter d’autres défis de la société », souligne l’ancien premier ministre.

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