Un relent de la pandémie est craint

Le thème, jeudi, se voulait l’inquiétude quant à une deuxième vague de la pandémie aux États-Unis.
Photo: Mark Lennihan Associated Press Le thème, jeudi, se voulait l’inquiétude quant à une deuxième vague de la pandémie aux États-Unis.

Un relent de la pandémie est craint aux États-Unis. Wall Street y a fait écho, les principaux indices encaissant jeudi leur plus forte baisse quotidienne en trois mois. À New York, le Dow Jones s’est délesté de 1861,8 points, ou de 6,9 %, pour terminer la séance à 25 128,17. De son côté, l’indice élargi S&P 500, plus représentatif, a clôturé à 3002,1 points, en recul de 5,9 %, et le Nasdaq a perdu 5,3 %. À Toronto, l’indice composé S&P/TSX a abandonné 650,41 points, ou 4,1 %, pour clôturer à 15 050,92 points.

Le thème, jeudi, se voulait l’inquiétude quant à une deuxième vague de la pandémie aux États-Unis. Dans un processus de déconfinement dont l’ampleur et la rapidité varient d’un État à l’autre, la remontée des cas d’hospitalisation a agi telle une douche froide. Wall Street retenait jeudi que le Texas et la Caroline du Nord ont plus de malades de la COVID-19 hospitalisés qu’il y a un mois. L’Arizona, la Floride et la Californie montrent aussi des signes inquiétants. Il demeurait toutefois difficile de départager entre une augmentation réelle de nouveaux cas de contagion et un effet de l’application de tests de dépistage accrue.

 

N’empêche, selon le suivi quotidien de la COVID-19 fourni par la Banque Nationale, les États-Unis dominent parmi les pays sélectionnés quant au nombre de cas par million d’habitants. De plus, avec plus de deux millions de personnes infectées, ils se retrouvent parmi les pays qui, tels l’Inde, l’Afrique du Sud et la Russie, affichent des cas actifs poursuivant toujours leur progression, même si les nouveaux cas demeuraient sur une pente baissière et si la tendance des cas guéris était légèrement haussière.

Ce recul des indices est également à analyser dans le contexte d’une correction après un fort rebond depuis le creux de mars. Malgré son recul de 5,9 % jeudi, le S&P 500 reste en hausse de 34 % depuis le creux du 23 mars dernier. S’y greffent les prévisions de la Réserve fédérale dévoilées mercredi, évoquant une reprise lente de l’activité économique et une longue récupération des pertes d’emploi après un choc pandémique des plus sévères.

Avec l’Agence France-Presse

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