Les actifs de CO2 Solutions vendus à deux sociétés

Les actifs de CO2 Solutions ont été vendus à deux sociétés, soit l’italienne Saipem et la canadienne Parachem.
Photo: CO2 Solutions Les actifs de CO2 Solutions ont été vendus à deux sociétés, soit l’italienne Saipem et la canadienne Parachem.

Les actifs de CO2 Solutions, spécialisée dans une technologie de capture du dioxyde de carbone à partir d’un procédé enzymatique, ont été vendus à deux sociétés dans le cadre des procédures d’insolvabilité supervisées par la Cour supérieure.

Décrite comme étant aux commandes d’une technologie prometteuse, la compagnie a indiqué mercredi que Saipem S.p.A. et Saipem Canada ont acquis l’unité de capture liée à l’usine de pâte de Produits forestiers Résolu à Saint-Félicien, la première unité commerciale mise en activité par la compagnie. La transaction comprend aussi environ 90 brevets et les marques de commerce.

La compagnie, qui dirigeait le projet Valorisation Carbone Québec, bénéficiaire d’un engagement financier maximal de 22,5 millions du gouvernement québécois, a déjà reconnu l’an dernier que le projet de Saint-Félicien s’était avéré un peu plus coûteux que prévu, notamment en raison de certains retards de livraison et d’un climat capricieux. En entrevue à RDI Économie en avril 2019, le p.-d.g. de l’entreprise avait affirmé que ce dépassement de coûts avait eu « un impact sur un financement sur lequel on travaillait ».

« Saipem Canada inc. a également retenu les services des employés de CO2 Solutions afin d’assurer la bonne continuité des activités de recherche et développement et d’exploitation », a précisé le communiqué en demeurant muet sur le montant de la transaction.

Saipem est une société italienne qui se spécialise dans l’ingénierie et le forage, entre autres pour le secteur pétrolier et gazier. L’acquisition des actifs lui permet de bonifier son portefeuille de technologies vertes, a-t-elle affirmé dans un communiqué distinct.

Quant à l’unité de capture située à Montréal-Est, elle a été vendue à Chimie Parachem, qui produit du paraxylène pour la chaîne du polyester. La transaction avec Parachem, détenue à 51 % par la pétrolière Suncor et à 49 % par Investissement Québec, pourrait toutefois être suivie d’une revente « à un tiers », sous certaines conditions.

Ernst Young a agi comme syndic. Le produit des deux transactions, approuvées par la cour en décembre et il y a quelques jours, sera versé aux créanciers pour rembourser une « partie des sommes dues », poursuit le communiqué.

Les créances garanties s’élevaient à 1,2 million en septembre dernier, comparativement à des créances non garanties de 11,6 millions, dont 2,5 millions à Développement économique Canada.