Le Régime de rentes du Québec solide pour un demi-siècle

Le vieillissement de la population fait en sorte que le portrait des bénéficiaires du Régime changera de façon considérable.
Photo: Getty Images Le vieillissement de la population fait en sorte que le portrait des bénéficiaires du Régime changera de façon considérable.

Les sommes qui entrent dans le Régime de rentes du Québec suffiront à couvrir les sorties d’argent pour chacune des 50 prochaines années, conclut Retraite Québec dans sa nouvelle évaluation actuarielle.

Selon le document, produit tous les trois ans, la réserve du régime de base passera de 73 milliards (au 31 décembre 2018) à 199 milliards d’ici 25 ans et à 548 milliards dans un demi-siècle.

Quant au régime supplémentaire, mis en place au début de 2019 pour bonifier le taux de remplacement du revenu à la retraite, il atteindra 191 milliards dans 25 ans et 814 milliards dans 50 ans.

À l’heure actuelle, le taux de cotisation au régime de base, créé en 1966, est de 10,8 % (payé par l’employé et l’employeur) alors que celui du régime supplémentaire est de 2 %.

« Cette évaluation actuarielle montre que le Régime de rentes du Québec se porte bien et que sa situation financière est rassurante. Les bons résultats de cette évaluation actuarielle sont notamment attribuables aux revenus de placements plus élevés que prévu », a écrit le ministère des Finances.

Plus de retraités

Le vieillissement de la population fait en sorte que le portrait des bénéficiaires du Régime changera de façon considérable. Le groupe comprend 1,9 million de personnes, mais il atteindra la barre des trois millions en 2069.

La bonification du régime public qui est entrée en vigueur en janvier 2019 a pour objectif de faire passer le taux de remplacement du revenu de 25 à 33 %, à l’instar de ce que souhaitait le gouvernement fédéral du côté du Régime de pensions du Canada.

Les sommes que reçoit le bénéficiaire du Régime de rentes s’ajoutent à l’argent qui provient de la Sécurité de la vieillesse. L’édifice de la retraite repose aussi sur les régimes complémentaires que l’on retrouve dans certaines entreprises ou dans le secteur public, de même que sur l’épargne personnelle, accumulée par exemple dans un régime enregistré d’épargne-retraite (REER) ou dans un compte d’épargne libre d’impôt (CELI).