Le marché de l’habitation au Canada perd de sa vulnérabilité

Pour Montréal la SCHL retient que le degré de vulnérabilité globale demeure faible depuis près de deux ans.
Photo: Anatoli Igolkin iStock Pour Montréal la SCHL retient que le degré de vulnérabilité globale demeure faible depuis près de deux ans.

Le principal changement dans l’évaluation trimestrielle du marché de l’habitation au Canada vient de Vancouver, qui voit son degré de vulnérabilité devenir modéré après être demeuré élevé durant 12 trimestres d’affilée. Pour Montréal, l’état de surchauffe persiste.

Dans son rapport du troisième trimestre, la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) établit à modéré le degré de vulnérabilité du marché canadien de l’habitation. Ce niveau est maintenu pour un deuxième trimestre consécutif, après avoir été élevé pendant dix trimestres de suite. Il est élevé à Toronto, Hamilton et Victoria, avec des signes de surchauffe, d’accélération des prix et de surévaluation allant toutefois en s’atténuant dans ces trois centres. À l’opposé, il est faible à Ottawa, Montréal, Québec, Moncton, Halifax et St. John’s. « Par contre, il existe toujours des signes de surchauffe à Montréal », prend soin d’ajouter la SCHL.

À l’échelle canadienne, la surévaluation moyenne est en définitive nulle depuis deux ans maintenant. Les prix ont poursuivi leur baisse alors que la population des jeunes adultes s’est accrue de 1,9 % et que le revenu personnel disponible corrigé de l’inflation a progressé de 0,2 %, mettant un terme à deux trimestres consécutifs de recul.

Pour Montréal la SCHL retient que le degré de vulnérabilité globale demeure faible depuis près de deux ans. « Les prix des habitations sont restés en phase avec les facteurs économiques et démographiques fondamentaux, comme le revenu personnel disponible et la population des jeunes adultes. » Il n’y a pas de signe de construction excessive mais en revanche la surchauffe persiste sur le marché de la revente en raison du resserrement « important » de l’écart entre l’offre et la demande.

À Québec les données « ne soulèvent pas de préoccupations quant à une surchauffe sur le marché de la revente ou à une accélération de la croissance des prix. Comme les prix des habitations demeurent en phase avec les facteurs économiques et démographiques, les signes de surévaluation sont aussi toujours faibles », écrit la SCHL.