AECG: Justin Trudeau accueille les dirigeants de l’UE

Le premier ministre canadien doit faire la promotion de l’Accord économique et commercial global (AECG) avec le président du Conseil européen, Donald Tusk, dans une série d’événements à Montréal mercredi et jeudi.
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne Le premier ministre canadien doit faire la promotion de l’Accord économique et commercial global (AECG) avec le président du Conseil européen, Donald Tusk, dans une série d’événements à Montréal mercredi et jeudi.

Au moment où les députés français entamaient leurs délibérations pour la ratification de l’Accord économique et commercial global (AECG) entre l’Union européenne et le Canada, le premier ministre Justin Trudeau accueillait mercredi à Montréal l’un des dirigeants du bloc de 28 pays membres.

M. Trudeau travaille fort pour remporter des victoires en matière de commerce et de politique étrangère après deux années ardues, marquées par une difficile renégociation de l’accord de libre-échange nord-américain avec le gouvernement Trump et la détérioration des relations politiques et commerciales avec la Chine.

Le premier ministre canadien doit faire la promotion de l’AECG avec le président du Conseil européen, Donald Tusk, dans une série d’événements à Montréal mercredi et jeudi. Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, devait se joindre à eux, mais il n’était finalement pas présent mercredi.

L’ordre du jour législatif à l’Assemblée nationale française intéressera aussi le premier ministre libéral. Le ministre du Commerce international, Jim Carr, devait rencontrer son homologue européenne Cecilia Malmström à Montréal. Selon lui, le début du processus de ratification en France est une étape importante dans l’objectif plus général du Canada de diversifier ses marchés d’exportation.

Vote français reporté

Cette ratification de l’AECG a donné lieu mercredi à de vifs débats à l’Assemblée nationale française, avant un vote finalement reporté à mardi prochain. Le texte controversé doit être ratifié par les 38 assemblées nationales et régionales d’Europe, d’où son examen à l’Assemblée, puis au Sénat à une date qui reste à définir.

Après de vives protestations des oppositions contre un scrutin « en catimini », le vote des députés français, initialement prévu à l’issue des débats mercredi soir, a été reporté in extremis à mardi. Le texte suscite des réticences jusque dans la majorité présidentielle, où des abstentions sont probables. Et les oppositions de droite comme de gauche, qui dénoncent un débat « au coeur de l’été », sont très remontées.


Avec l’Agence France-Presse