Des assurances à vérifier, prévient le BAC

La protection contre les débordements de cours d’eau n’est pas automatique pour les clients des compagnies d’assurances.
Photo: Annik MH de Carufel Archives Le Devoir La protection contre les débordements de cours d’eau n’est pas automatique pour les clients des compagnies d’assurances.

La menace d’inondations qui plane sur plusieurs régions du Québec a incité le Bureau d’assurance du Canada (BAC) à rappeler que la protection contre les débordements de cours d’eau n’est pas automatique pour les clients des compagnies d’assurances.

« L’assurance inondation est offerte par certains assureurs, sous forme d’un avenant, depuis 2017 », a indiqué cette semaine le BAC. Le produit et les critères ne sont pas les mêmes d’une société à l’autre, a-t-il toutefois prévenu, en incitant les gens à vérifier le plus rapidement possible avec leur compagnie d’assurances.

Les sinistrés seront admissibles au nouveau programme d’indemnisation dévoilé le 15 avril, a affirmé vendredi le ministère de la Sécurité publique. Entre autres, le programme prévoit une aide financière pour l’hébergement lorsque des travaux de structure sont nécessaires ou que l’eau a touché le rez-de-chaussée (1000 $ par mois par résidence). Il prévoit aussi une indemnité de départ pour les gens frappés par des « inondations successives », c’est-à-dire les cas ayant entraîné au fil du temps le versement de sommes égales ou supérieures à 50 % du coût neuf de la maison ou 100 000 $.

De plus, le programme n’exige plus de pièces justificatives pour des « mesures préventives temporaires », pour un maximum de 5000 $. Au moment de présenter les changements, la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, a affirmé que le but était de le rendre « plus humain ».

Au moment des dernières grandes inondations, au printemps 2017, les assureurs présents au Québec, notamment Desjardins et Intact, venaient à peine de commencer à offrir une protection spécifique pour ce genre d’événement. Le coût moyen des travaux de réparation à la suite d’une inondation se situe à 43 000 $, selon des données du BAC.

Six mois plus tard, Desjardins avait indiqué au Devoir que, parmi ses clients n’étant pas couverts automatiquement pour les débordements, environ un client sur cinq avait choisi de payer pour se prévaloir de la protection, moyennant une prime additionnelle. Il a été impossible vendredi d’obtenir une mise à jour auprès de quelques assureurs joints par Le Devoir.