Nouvelle étape au Maine pour le projet d’Hydro-Québec

Jusqu’à vendredi, le département de la protection environnementale se penche, dans le cadre d’audiences, sur les répercussions sur la faune qui découleront du New England Clean Energy Connect (NECEC).
Photo: Olivier Zuida Le Devoir Jusqu’à vendredi, le département de la protection environnementale se penche, dans le cadre d’audiences, sur les répercussions sur la faune qui découleront du New England Clean Energy Connect (NECEC).

Une nouvelle étape s’amorce au Maine entourant le projet de ligne de transport d’hydroélectricité proposé par Hydro-Québec et son partenaire américain, qui a reçu un avis favorable — avec quelques bémols — de la commission des services aux collectivités de cet État américain.

Jusqu’à vendredi, le département de la protection environnementale se penche, dans le cadre d’audiences, sur les répercussions sur la faune qui découleront du New England Clean Energy Connect (NECEC). Des représentants de la commission de l’aménagement du territoire du Maine, une autre entité qui doit également donner son feu vert au projet, seront également présents afin d’entendre les nombreux témoignages et présentations.

Hydro-Québec s’en remet au NECEC, dont la mise en service est prévue en 2022, pour acheminer 9,45 térawattheures d’hydroélectricité par année pendant 20 ans au Massachusetts dans le cadre d’un contrat dont les revenus sont esti0més à environ 10 milliards de dollars américains. Certains opposants, dont le groupe Natural Resources Council of Maine, comptent sur ces audiences pour court-circuiter les ambitions des promoteurs — Hydro-Québec et Central Maine Power.

Moins de gaz à effets de serre

Entre-temps, un rapport rédigé par des responsables de la commission des services aux collectivités du Maine a suggéré aux commissaires de cet organisme de réglementation d’octroyer un certificat d’autorisation au NECEC. « La commission conclut que les avantages […] pour les contribuables et les citoyens du Maine l’emportent largement sur les coûts et les inconvénients du projet », peut-on lire à la fin du document de 162 pages rendu public tard vendredi soir.

Selon les auteurs du rapport, le NECEC devrait notamment engendrer une diminution des coûts d’approvisionnement énergétiques dans le Maine ainsi que dans la région de la Nouvelle-Angleterre. S’il est vrai que le projet permettrait une réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), il aurait toutefois une incidence « défavorable et importante » sur l’activité touristique et économique des communautés situées à proximité, est-il écrit.

S’il a été accueilli favorablement par les promoteurs de la ligne, le rapport a été critiqué par les opposants qui estiment que la preuve n’a pas été faite que le New England Clean Energy Connect entraînerait une réduction nette des émissions de GES.