Barrick et Newmont regroupent leurs activités

En vertu de l’accord, Barrick détiendra 61,5% du capital de la coentreprise, tandis que Newmont en possédera 38,5%.
Photo: Nathan Denette La Presse canadienne En vertu de l’accord, Barrick détiendra 61,5% du capital de la coentreprise, tandis que Newmont en possédera 38,5%.

Barrick Gold a laissé tomber son offre publique d’achat hostile de Newmont Mining au profit de la création d’une coentreprise qui regroupera les activités minières des deux sociétés au Nevada.

Selon les deux entreprises, le regroupement deviendra le plus grand producteur aurifère au monde, en s’appuyant sur leur production totalisant 4,1 millions d’onces pour 2018.

« Nous considérons cette opération comme bénéfique — non seulement pour les actionnaires, mais aussi pour nos employés, pour les détenteurs de participation locaux et pour le Nevada dans son ensemble », a fait valoir le chef de la direction de Barrick, Mark Bristow, lors d’une conférence téléphonique avec des analystes.

« Notre coentreprise va nous permettre d’abattre des barrières et d’exploiter nos actifs en tant qu’un seul et même complexe minier, faisant le meilleur usage de nos infrastructures regroupées. »

Le chef de la direction de Newmont, Gary Goldberg, qui prévoit de prendre sa retraite plus tard cette année, a expliqué que Barrick et Newmont avaient exploité leurs activités en tant que bons voisins au Nevada et a rappelé que les deux sociétés avaient collaboré avec succès sur une plus petite coentreprise à Turquoise Ridge.

« Cette entente montre aussi la voie, tant pour Newmont que pour Barrick, à la libération d’une plus grande valeur que celle que nous pourrions créer seules », a ajouté M. Goldberg. Newmont pourra en outre aller de l’avant avec sa prise de contrôle amicale de la vancouvéroise Goldcorp, une transaction qui sera pleinement appuyée par la coentreprise.

Des synergies

En vertu de l’accord, Barrick détiendra 61,5 % du capital de la coentreprise, tandis que Newmont en possédera 38,5 %.

Les deux entreprises ont calculé que la coentreprise leur permettrait de générer des synergies totalisant environ 500 millions $US avant impôts annuellement, en moyenne, au cours des cinq premières années complètes du regroupement. Sur une période de 20 ans, elles visent des économies totales de 4,7 milliards.

Barrick avait présenté une offre publique d’achat pour Newmont en février, mais l’entreprise de Denver avait répliqué avec une proposition de coentreprise.