Le «Boxing Day», une tradition lointaine aux origines incertaines

La fête du «Boxing Day» remonte à bien plus loin que les soldes dans les magasins à grande surface, qui demeurent très courus.
Photo: Marie-France Coallier Le Devoir La fête du «Boxing Day» remonte à bien plus loin que les soldes dans les magasins à grande surface, qui demeurent très courus.

Plus qu’une chasse aux aubaines, le lendemain de Noël constitue un jour férié inscrit au Code canadien du travail. Voici un aperçu des théories sur l’origine du « Boxing Day », qui est également reconnu comme un jour de fête au Royaume-Uni et en Australie.

On peut lire sur Wikipédia que le Boxing Day, aussi appelé Le jour des boîtes ou Après-Noël, est un jour férié célébré le 26 décembre, depuis 1871, dans de nombreux pays anglophones. Dans le calendrier liturgique, il marque la fête de saint Étienne, le premier martyr chrétien. La tradition demande de faire preuve de charité et de distribuer des cadeaux aux plus démunis pendant de ce jour férié. Mais depuis le début du XXe siècle, le « Boxing Day » fait surtout référence à une journée pendant laquelle de nombreux clients se ruent dans les commerces afin d’acheter des vêtements soldés, ce qui est souvent comparé au Black Friday américain (Vendredi fou). On parle alors des soldes de l’Après-Noël.

Personne ne semble pouvoir expliquer avec certitude comment cette journée en est venue à être désignée comme le « Boxing Day ». La théorie la plus répandue veut que ce nom vienne de la tradition de la « Christmas box », cette boîte dans laquelle les membres les plus riches de la société britannique plaçaient autrefois de l’argent et des présents à l’intention des domestiques et des marchands. Cette boîte était vue comme une récompense pour leurs bons services tout au long de l’année.

Certains pensent plutôt que la désignation « Boxing Day » trouve sa source dans une coutume religieuse de l’Après-Noël, lorsque les églises plaçaient des boîtes devant leurs portes afin d’amasser de l’argent pour les démunis. D’autres y voient un legs de la tradition navale britannique voulant qu’une boîte d’argent scellée devait être conservée à bord durant les longs voyages pour ensuite être donnée à un prêtre et distribuée aux pauvres si le bateau arrivait à bon port.

Il y a d’autres explications possibles, mais une chose est sûre : la fête du « Boxing Day » remonte à bien plus loin que les soldes dans les magasins à grande surface, qui demeurent très courus.

Un jour de partage

Bien qu’un flou persiste autour de ses origines, certains croient que cette fête a vu le jour il y a plusieurs siècles, à l’époque où les serviteurs avaient droit à une journée de repos bien méritée après les préparatifs frénétiques des célébrations de Noël. D’autres estiment que le « Boxing Day » est encore plus ancien, découlant de la pratique romaine d’amasser de l’argent dans des boîtes — une pratique qui aurait été apportée en Grande-Bretagne par des envahisseurs, puis adoptée par le clergé pour collecter des dons.

Cette tradition a gagné en popularité sous l’ère victorienne et bien que l’Empire britannique soit maintenant révolu, le lendemain de Noël est toujours célébré dans certaines parties du Commonwealth, dont le Canada, l’Australie et le Kenya.

Avec Le Devoir