En difficultés, Stornoway se refinance

En date du 30 juin, soit à la fin du deuxième trimestre, Stornoway comptait 570 employés, dont 507 se trouvaient sur son site minier.
Photo: iStock En date du 30 juin, soit à la fin du deuxième trimestre, Stornoway comptait 570 employés, dont 507 se trouvaient sur son site minier.

En difficultés financières, Stornoway a procédé à un refinancement de 129 millions afin d’assurer la poursuite de ses activités.

Parmi les ententes annoncées mardi, l’exploitant du projet diamantifère Renard, à la baie James, a notamment obtenu un congé de paiement de deux ans, jusqu’au 30 juin 2020, sur ses prêts contractés auprès d’Investissement Québec (IQ) et du Fonds de solidarité FTQ. Le bras financier du gouvernement québécois est le plus important actionnaire de Stornoway avec 25,1 % des actions en circulation, selon les données de Thomson Reuters.

Par courriel, une porte-parole d’IQ, Isabelle Fontaine, a expliqué que « cela fait partie de la mission d’Investissement Québec d’accompagner ses clients à tous les stades de leur développement ».

En publiant ses résultats du deuxième trimestre, en août, Stornoway avait dévoilé un fonds de roulement négatif de 61,5 millions, signalant que sa situation financière ne lui permettait pas de satisfaire à ses obligations jusqu’au 30 juin 2019. L’entreprise est entre autres aux prises avec une production de carats plus faible que prévu. IQ et le Fonds de solidarité FTQ avaient alors accepté de laisser jusqu’au 30 septembre — soit trois mois de plus — au producteur de diamants, qui leur devait environ 130 millions. Pendant le deuxième trimestre, chaque carat de diamant a rapporté moins que ce qu’il coûtait à récupérer.

Dans le cadre de ses autres ententes, Stornoway a modifié la convention de vente de diamants de la mine Renard avec Redevances aurifères Osisko, la Caisse de dépôt et placement du Québec et trois autres sociétés, ce qui lui permet d’empocher environ 45 millions. La minière prévoit également de procéder à un placement privé d’actions ordinaires et de bons de souscription totalisant environ 20 millions auprès de la Caisse, le gestionnaire devant alors détenir 11,4 % des actions en circulation. De plus, la Caisse pourra nommer un des administrateurs du conseil de l’entreprise.

En date du 30 juin, soit à la fin du deuxième trimestre, Stornoway comptait 570 employés, dont 507 se trouvaient sur son site minier. De ce nombre, 13 % étaient des Cris, 23 % venaient de Chibougamau et de Chapais et 64 % venaient de l’extérieur de la région.