Chine: la fusion de deux géants crée un numéro 1 mondial

Des machineries lourdes s'affairent sur un quai à charbon à Shanghai
Photo: Liu Jin Agence France-Presse Des machineries lourdes s'affairent sur un quai à charbon à Shanghai

Pékin — Les autorités chinoises ont approuvé une mégafusion entre le principal producteur national de charbon et une grande compagnie d’électricité, a annoncé le gouvernement lundi, créant ainsi le numéro un mondial de l’énergie du point de vue des capacités.

Le mariage entre ces deux firmes étatiques (le charbonnier Shenhua et l’électricien China Guodian) formera une nouvelle entité, la National Energy Investment Group, a annoncé la Commission chargée de l’administration et de la supervision des biens de l’État, l’agence du gouvernement qui pilote les grandes entreprises publiques.

Le groupe deviendra le numéro un mondial de l’énergie du point de vue des capacités installées, souligne l’agence Bloomberg. Les actifs totaux de l’entreprise dépasseront les 1800 milliards de yuans (337 milliards $CAN), selon la même source. La Chine s’est engagée à réduire ses capacités de production de charbon afin de limiter la pollution et de rediriger son économie vers la consommation intérieure. Elle a déjà interrompu la construction de dizaines de nouvelles centrales électriques au charbon cette année afin de réduire considérablement les colossales surcapacités de production dans le secteur.

Le groupe Shenhua est spécialisé dans la production et la vente de charbon, le transport de produits connexes ainsi que la production et la vente d’électricité, selon son site Internet. China Guodian construit, exploite et gère des actifs de production d’énergie. L’entreprise est aussi présente dans l’organisation de la production et de la vente d’électricité. Ses actifs totaux s’élevaient en 2016 à 803,1 milliards de yuans (150 milliards $CAN), indique la compagnie sur son site.

1 commentaire
  • Bernard Terreault - Abonné 29 août 2017 09 h 57

    "National Energy Investment Group"

    À ma connaissance, en Chine on parle chinois, pas anglais. Le "National Energy Investment Group" est sans doute le nom traduit par l'agence de presse anglophone. Dans Le Devoir, on aurait dû donner une traduction française comme "Le Groupe national d'investissement en énergie".