Les supermarchés à bas prix continuent d’avoir la cote, constate Metro

L’augmentation du prix des aliments aidant, les consommateurs se tournent de plus en plus vers les supermarchés à escompte.
Photo: David Afriat Le Devoir L’augmentation du prix des aliments aidant, les consommateurs se tournent de plus en plus vers les supermarchés à escompte.

De plus en plus de consommateurs se tournent vers les supermarchés à escompte lorsque vient le temps de faire leur épicerie, ce qui ne devrait toutefois pas nuire à la performance de Metro, croit son président et chef de la direction, Éric La Flèche.

« La tendance continue, mais la croissance n’est pas aussi soutenue qu’auparavant », a-t-il expliqué, mercredi, lors d’une conférence téléphonique visant à discuter des résultats du quatrième trimestre au cours duquel l’épicier a dépassé les attentes des analystes.

M. La Flèche a souligné que la troisième chaîne d’alimentation au pays était en mesure de s’adapter à cette situation grâce à ses enseignes à escompte Super C au Québec ainsi que Food Basics en Ontario. Il a également ajouté que quelques supermarchés Metro seraient bientôt convertis afin d’être coiffés de l’enseigne Super C et Food Basics. Sur son site Internet, Metro dit exploiter 93 Super C au Québec et 125 magasins Food Basics en Ontario.

Plus tôt cette semaine, un sondage mené par des chercheurs de l’Université de Dalhousie, en Nouvelle-Écosse, révélait qu’une majorité de Canadiens disent avoir changé leur façon de faire leur épicerie, surveiller davantage les soldes et faire des provisions lorsque les produits alimentaires sont à prix réduit en raison de la fluctuation des prix des aliments. De toutes les régions du pays, c’est au Québec et en Colombie-Britannique que les habitudes de consommation ont le plus changé à cause des fluctuations des prix des aliments, soit respectivement de 55 % et de 57 %.

Résultats financiers

Au quatrième trimestre terminé le 24 septembre, Metro a vu son bénéfice net bondir de 10,1 %, à 145 millions, ou 60 ¢ par action, notamment grâce à l’inflation de son panier alimentaire, qui s’est établie à 0,7 %. Les ventes de l’épicier se sont chiffrées à 2,93 milliards, en progression de 3,4 %.

« Le secteur demeure très concurrentiel, mais rationnel, a noté M. La Flèche. Nous avons déjà prouvé dans le passé que nous étions en mesure de livrer la marchandise lorsque l’inflation demeure faible. »

De leur côté, les ventes des établissements ouverts depuis au moins un an ont grimpé de 2,8 %. C’est toutefois moins qu’à la même période l’an dernier, où la hausse avait été de 3,4 %. La marge brute est demeurée relativement stable, à 19,8 %, alors qu’elle avait été de 20 % lors du quatrième trimestre de l’exercice 2015.

Les résultats de Metro ont également été influencés positivement par sa participation dans l’exploitant de dépanneurs et stations-service Alimentation Couche-Tard, dont la contribution a été de 23,8 millions, comparativement à 21,4 millions il y a un an.

Pour l’exercice, l’épicier a engrangé des profits nets de 586,2 millions, ou 2,39 $ par action, en hausse de 12,9 %, alors que son chiffre d’affaires a grimpé de 4,6 % pour s’établir à 12,8 milliards.

1 commentaire
  • François Beaulé - Abonné 17 novembre 2016 09 h 52

    Super « C » ?

    C est l'initiale de quel mot ?
    Canada ou Camelote...