Metro: la faible inflation pourrait faire baisser certains prix

Au cours du troisième trimestre, Metro a constaté une diminution de l’inflation de son panier alimentaire comparativement aux deux trimestres précédents. Le ralentissement de l’inflation a notamment incité le concurrent Loblaw à durcir le ton avec ses fournisseurs afin de réduire ses coûts.
Photo: David Afriat Le Devoir Au cours du troisième trimestre, Metro a constaté une diminution de l’inflation de son panier alimentaire comparativement aux deux trimestres précédents. Le ralentissement de l’inflation a notamment incité le concurrent Loblaw à durcir le ton avec ses fournisseurs afin de réduire ses coûts.

Le ralentissement de l’inflation et un taux de change plus stable pourraient profiter aux consommateurs en faisant fléchir le prix de certains produits vendus sur les tablettes des magasins de l’épicier Metro.

Dans un contexte où la concurrence est féroce entre les chaînes d’alimentation, le président et chef de la direction de la société québécoise, Éric La Flèche, a indiqué vendredi qu’il entendait suivre les humeurs du marché. « Nous allons […] redonner aux consommateurs, si c’est possible », a-t-il expliqué au cours d’une conférence avec les analystes afin de discuter des résultats du troisième trimestre. Au cours de cette période, Metro a constaté une diminution de l’inflation de son panier alimentaire — qui s’est établie à 1,5 % — comparativement aux deux trimestres précédents.

Déduction automatique

Le ralentissement de l’inflation a notamment incité le concurrent Loblaw à durcir le ton avec ses fournisseurs afin de réduire ses coûts. Récemment, la plus grande chaîne de supermarchés d’alimentation au Canada a transmis une lettre à ses fournisseurs pour les avertir qu’elle appliquerait une déduction automatique de 1,45 % sur les prix de toutes les livraisons reçues à compter du 4 septembre. La missive indiquait en outre que Loblaw rejetterait toute augmentation future de prix de la part des fournisseurs à moins qu’elles soient liées à une augmentation des coûts des intrants, comme des frais de carburant ou des variations des taux de change.

Questionné par un analyste, M. La Flèche n’a pas voulu dire si Metro avait fait de même, se limitant à dire que l’entreprise s’assurait de demeurer concurrentielle à ce chapitre. « Vous pouvez compter sur nous pour négocier de façon juste, mais ferme, avec nos fournisseurs afin de s’assurer d’offrir les meilleurs prix possibles aux consommateurs », a-t-il répondu.

En raison de la hausse du prix des aliments, Metro a vu un plus grand nombre de ses clients se tourner vers ses enseignes au rabais, comme Super C, ce qui a forcé l’épicier à ajuster sa stratégie dans ses magasins conventionnels. Ainsi, les prix de certains produits — que l’entreprise n’a pas voulu identifier — ont été revus à la baisse afin de stimuler l’achalandage dans les magasins Metro et Metro Plus, par exemple. « Les consommateurs en veulent pour leur argent, il n’y a rien de nouveau là-dedans, a dit M. La Flèche. Nous avons simplement procédé à certains ajustements. »

Metro a également connu un bon troisième trimestre, période au cours de laquelle ses profits, ses ventes ainsi que ses parts de marché ont poursuivi leur progression. L’entreprise a engrangé un bénéfice net de 176,5 millions, ou 72 ¢ par action, en hausse de 8 % par rapport à la même période l’an dernier. Faute d’éléments non récurrents, le bénéfice ajusté s’est avéré identique. De son côté, le chiffre d’affaires a grimpé de 4,5 %, à 4 milliards. Les ventes des magasins ouverts depuis au moins un an ont grimpé de 3,9 %, alors que la hausse avait été de 4,3 % au troisième trimestre de l’exercice précédent.

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  • Pierre Robineault - Abonné 13 août 2016 11 h 42

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