Metro veut offrir plus de produits frais

En moyenne, Metro injecte annuellement 250 millions dans son réseau. Pour l’exercice 2015, les investissements ont atteint 259 millions.
Photo: Archives La Presse canadienne En moyenne, Metro injecte annuellement 250 millions dans son réseau. Pour l’exercice 2015, les investissements ont atteint 259 millions.

Metro investira un montant record en 2016 pour accélérer l’ouverture et la modernisation de magasins, ce qui permettra à l’épicier de bonifier son offre de produits frais comme les fruits et légumes ainsi que la viande.

L’entreprise québécoise prévoit ainsi investit jusqu’à 350 millions, dont 300 millions dans son secteur du détail afin d’ajouter 10 nouveaux magasins à son réseau en plus de procéder à des rénovations majeures dans 30 autres établissements. « Nous allons continuer d’appuyer sur l’accélérateur, a expliqué mercredi le président et chef de la direction de Metro, Éric La Flèche, en discutant des résultats du quatrième trimestre au cours d’une conférence téléphonique. Il y aura plus de produits frais, dont les marges sont plus élevées. »

« Oui, il y a des coûts qui sont rattachés à cela, mais notre équipe fait un excellent travail du côté de l’exécution », a-t-il ajouté aux analystes. En moyenne, Metro injecte annuellement 250 millions dans son réseau. Pour l’exercice 2015, les investissements ont atteint 259 millions.

Par ailleurs, après avoir bonifié son offre de boulangerie au Québec et en Ontario depuis l’acquisition de Première Moisson en 2014, Metro s’affaire actuellement à tester un nouveau concept. « C’est comme un magasin dans un magasin, a expliqué La Flèche. Nous allons accentuer la présence de Première Moisson dans la boulangerie ainsi que du côté des pâtisseries. »

Irène Nattel, de RBC Marchés des capitaux, avance également que la chaîne de magasins d’alimentation s’apprête à tester un service de livraison en ligne auprès de sa clientèle. « La direction n’est pas encore prête à dévoiler ses plans, mais cela devrait se faire dans ses bannières conventionnelles », écrit l’analyste dans une note envoyée par courriel. M. La Flèche a par ailleurs été avare de commentaires lorsqu’il a été questionné quant au moment où il serait possible d’effectuer son épicerie en ligne chez Metro, affirmant que l’entreprise « serait prête lorsque les consommateurs le seront ».

Metro a réalisé un bénéfice net de 131,7 millions, ou 52 ¢ par action, en hausse de 13,9 % par rapport à la même période en 2014. De leur côté, les recettes se sont établies à 2,83 milliards, en progression de 3,4 %. L’acquisition de Première Moisson a contribué à hauteur de 0,3 % à la hausse des revenus. Les ventes des établissements ouverts depuis au moins un an ont pour leur part grimpé de 3,4 %, contre 3,1 % au trimestre comparable de 2014.

L’inflation de la valeur du panier alimentaire moyen de l’épicier a été de 2,8 %, en baisse par rapport au trimestre précédent, ce qui est largement attribuable à une croissance moins rapide des prix de la viande rouge.

Pour l’exercice, Metro a engrangé des profits de 519,3 millions, ou 2,01 $ par action, en progression de 13,8 % par rapport à 2014. Ses ventes ont grimpé de 5,2 % pour s’établir à 12,2 milliards.