Metro ne s’inquiète pas des ambitions de Wal-Mart

Le président et chef de la direction de Metro, Éric La Flèche
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne Le président et chef de la direction de Metro, Éric La Flèche

L’épicier Metro croit avoir les outils nécessaires pour résister aux ambitions du détaillant Walmart, qui souhaite étendre dans l’est du Québec le concept de ses magasins « supercentres » proposant des produits frais, des fruits et légumes ainsi que des viandes et des poissons.

En mai dernier, Walmart Canada avait fait part de son intention de s’installer dans les anciens locaux de Target à Fleur de Lys, à Québec, et aux Galeries Chagnon, à Lévis.

Questionné par les analystes en conférence téléphonique, mercredi, le président et chef de la direction de Metro, Éric La Flèche, a assuré que son entreprise sera en mesure de conserver ses parts de marché. « Nous avons une bonne présence dans ce marché [l’est du Québec] et nous devrions bien nous défendre, mais il y aura un impact. »

Walmart exploite actuellement 31 magasins « supercentres » aux quatre coins de la province. S’il reconnaît que l’environnement est de plus en plus concurrentiel dans le secteur alimentaire de la vente au détail, M. La Flèche a rappelé aux analystes que l’épicier a généralement été en mesure de bien défendre ses parts de marché au Québec. « Il y a eu des marchés plus touchés que d’autres, mais je crois que nous sommes bien positionnés, notamment avec nos bannières Super C et Metro », a-t-il dit.

Au troisième trimestre, Metro a vu ses profits progresser de 13,1 %, à 163,5 millions, ou 64 ¢ par action, alors que son chiffre d’affaires a bondi de 6,1 %, à 3,84 milliards. « Les ventes ont été plus élevées dans le secteur des produits frais, a observé le grand patron de l’épicier. La saison du barbecue a été bonne, tout comme l’été en général. » Les ventes comparables — un indicateur clé dans le secteur de la vente au détail — ont progressé de 4,3 %. La valeur du panier alimentaire moyen a crû de 3,5 %.

M. La Flèche s’attend par ailleurs à un peu de répit pour les consommateurs du côté des prix, en raison de l’inflation, qui, selon lui, devrait être plus stable au cours des prochains mois. « Le cycle haussier du prix de la viande est complété. Cela est une bonne nouvelle à la fois pour nous et nos clients. Il va encore y avoir de l’inflation, mais elle devrait être plus stable. » Statistique Canada avait indiqué en juin que les consommateurs avaient déboursé 3,4 % de plus pour les aliments par rapport à la même période en 2014. L’agence fédérale avait entre autres noté une augmentation de 6,6 % du prix de la viande, ainsi que des hausses du côté des produits laitiers, des fruits frais et des produits de boulangerie.