Éric Martel nommé à la tête d'Hydro-Québec

Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir

Québec — Moins de deux semaines après avoir quitté son poste de haut dirigeant chez Bombardier, Éric Martel a été nommé mercredi président-directeur général d’Hydro-Québec, où son mandat commencera le 6 juillet.

C’est le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Pierre, Arcand, qui en a fait l’annonce, lors d’une conférence de presse, à Québec.

« L’arrivée de M. Martel concorde avec le renouvellement du plan stratégique d’Hydro-Québec, qui sera déterminant pour l’avenir », a-t-il dit.

M. Martel avait quitté Bombardier le 18 mai dernier, moins de deux ans après sa nomination à la tête de la division des avions d’affaires, au moment où l’avionneur traverse une période difficile, marquée notamment par des milliers de mises à pied.

Son départ avait été annoncé seulement cinq jours après que ce dernier eut fait l’annonce de la suppression de 1750 postes au sein même de cette division.

« C’est avec une grande fierté, mais aussi une compréhension très lucide des responsabilités qui m’incombent, que je deviens président-directeur général d’Hydro-Québec », a commenté M. Martel.

Thierry Vandal avait causé une certaine surprise en janvier dernier en annonçant son départ à la tête d’Hydro-Québec, après près de 10 années passées comme président-directeur général.

Pour le moment, l’homme de 53 ans s’est limité à dire qu’il voulait simplement tourner la page sur les 18 années passées chez Hydro-Québec. Depuis le 2 mai, l’intérim était assuré par Lise Croteau, qui est également vice-présidente à la comptabilité et au contrôle.

Reconduit dans ses fonctions en 2012 pour un mandat de cinq ans, M. Vandal a eu droit à une indemnité de départ de 565 000 $ et empochera une rente de retraite de 450 000 $ par année indexée à vie, ce qui a suscité la controverse.

En 2014, la société d’État a engrangé des profits records de 3,38 milliards, ce qui lui a permis de verser un dividende de 2,53 milliards — le plus important de son histoire — au gouvernement du Québec.

3 commentaires
  • Francois Cossette - Inscrit 3 juin 2015 15 h 07

    Rien de nouveau sous le soleil

    Surement un autre bon libéral de service qui sera en mesure de livrer la marchandise au gouvernement a savoir celle de vider les poches des clients quebecois.

  • Simon Pelchat - Abonné 3 juin 2015 17 h 27

    Des critères d'embauche inconnus

    Sur quels critères d'embauche s'est basé le gouvernement Couillard pour embaucher M.Martel? Est-ce le fait qu'il a supprimé 1750 postes parce que sur sa gouverne, les ventes des avions d'affaires ont chuté? Est-ce parce qu'il a fait payer sa contre performance par les travailleurs? Quelles sont les conditions de son départ éventuel prévues à son contrat? Seraient-elles les mêmes que M. Vandal aussi ignobles et inacceptables pour nous les payeurs de taxes?

  • François Dugal - Inscrit 3 juin 2015 21 h 21

    La cohésion

    La cohésion de la grande famille libérale n'est-elle pas admirable.
    Les membres de son sérail sont les surhommes de la race supérieure des bâtisseurs.