Assemblée annuelle des actionnaires - Metro envisage de lancer une carte de fidélité au Québec

Pour ce qui est des perspectives de croissance en 2010, Metro mise principalement sur l’amélioration de l’offre dans ses magasins, explique Éric La Flèche, président de l’entreprise.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Pour ce qui est des perspectives de croissance en 2010, Metro mise principalement sur l’amélioration de l’offre dans ses magasins, explique Éric La Flèche, président de l’entreprise.

Metro envisage de lancer sa propre carte de fidélité cette année au Québec.


Il s'agirait bien d'une carte pour fidéliser sa clientèle, non d'une carte de crédit, a pris soin de préciser son président et chef de la direction, Éric La Flèche, au cours d'une rencontre avec la presse après l'assemblée annuelle des actionnaires, hier à Montréal.

Metro a déjà conclu une entente avec la firme britannique Dunnhumby, spécialisée en marketing, afin de mieux connaître ses clients et leurs habitudes, ce qu'ils achètent, ce qui leur plaît. Éventuellement, cette démarche pourrait mener au lancement d'une carte de fidélité.

Pour ce qui est des perspectives de croissance en 2010, Metro mise principalement sur l'amélioration de l'offre dans ses magasins. M. La Flèche a précisé que la part de marché de Metro, au niveau des distributeurs, a légèrement grimpé au Québec pour atteindre 34 %. Il a toutefois ajouté qu'à cause d'une baisse de prix dans certains secteurs, la valeur du panier d'épicerie a baissé. Mais il s'attend à ce que cette «légère déflation» s'amenuise en 2010.

M. La Flèche serait intéressé à croître encore par des acquisitions au Québec et en Ontario, voire à l'ouest de l'Ontario, mais pour ce faire, encore faudrait-il qu'il y ait quelque chose à vendre, a-t-il répondu aux journalistes.

Metro a déjà acquis les supermarchés GP dans l'est du Québec, une «petite» acquisition pour un géant comme Metro, mais les acquisitions possibles ne sont pas légion. L'entreprise ne vise pas non plus à racheter des marchands affiliés. Et elle ne souhaite pas non plus vendre d'autres produits que ce qui est relié à l'alimentation, comme l'ont fait certains de ses concurrents. «On est concentré dans l'alimentation et c'est ce qu'on va continuer à faire», a affirmé M. La Flèche.

Il avoue que les pharmacies qui vendent de plus en plus de produits alimentaires, ainsi que les magasins à un dollar, finissent par gruger un peu du marché.

Metro souhaite aussi profiter de l'exercice 2010 pour mieux étayer sa stratégie de responsabilité sociale, tant en matière de produits biologiques que d'achat local et de produits de commerce équitable. Metro dit «faire déjà pas mal» pour acheter québécois et privilégier les fournisseurs locaux et souhaiterait en faire davantage.

En 2010, Metro pense invertir 250 millions en agrandissements et rénovations de ses supermarchés. En 2009, elle avait investi 370 millions, mais cette somme plus élevée s'expliquait par la conversion de ses supermarchés ontariens à l'enseigne Metro.

Pour son premier trimestre de 2010, Metro a réalisé un chiffre d'affaires de 2,65 milliards, en hausse de 1,7 % par rapport au trimestre correspondant de l'exercice précédent. Le bénéfice net a atteint 98,1 millions, soit 91 ¢par action, en hausse de 21 %. Le bénéfice net ajusté est passé à 88,7 millions, en hausse de 5,5 %.