La GRC perquisitionne au Québec et enquête sur une possible cellule terroriste

PLESSISVILLE, Qc - Des policiers de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) effectuent une opération au Québec, jeudi, en lien avec des individus potentiellement associés à un groupe terroriste néonazi.

La GRC a indiqué sur Twitter que son enquête vise des personnes prétendument liées au groupe Division Atomwaffen, qui est répertorié comme groupe terroriste par le gouvernement fédéral.

Des photos publiées par le corps policier jeudi midi montrent des agents lourdement armés à l'extérieur de plusieurs bâtiments, dont un qui semble être une église.

Les recherches sont en cours à Saint-Ferdinand et Plessisville, dans le Centre-du-Québec.En entrevue, le sergent de la GRC au Québec Charles Poirier a indiqué qu’il n’y avait aucun risque pour la population, mais qu’un groupe tactique d’intervention a été déployé en raison de la «nature du groupe» visé.

Selon Sécurité publique Canada, la Division Atomwaffen a été fondée en 2013, aux États-Unis, et a depuis pris racine ailleurs dans le monde, dont au Canada. Elle a été inscrite sur la liste des groupes surveillés par le gouvernement fédéral l'an dernier.

Selon le ministère de la Sécurité publique, le groupe, aussi connu sous le nom Ordre national-socialiste (ONS), appelle à la violence contre les groupes raciaux, ethniques et religieux, ainsi que les informateurs, les policiers et les bureaucrates, de façon à «provoquer l’effondrement de la société».

Le groupe a déjà tenu des camps d’entraînement, aussi appelés «camps de la haine», et certains de ses membres ont mené des actes violents lors de rassemblements publics, dont un à Charlottesville, en Virginie, en août 2017.

Le mois dernier, un homme de 19 ans de Windsor, en Ontario, a été accusé de terrorisme, puisqu’il aurait rempli un formulaire en ligne dans le but d’intégrer la Division Atomwaffen.

Le sergent Poirier a précisé que l’opération de jeudi s’inscrit dans le cadre du Programme des enquêtes criminelles relatives à la sécurité nationale de la GRC, mais il ne savait pas si elle était reliée à l’arrestation du mois dernier en Ontario.

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