«Robert Schumann», Orchestre philharmonique de Munich et Pablo Heras-Casado

L’Espagnol Pablo Heras-Casado est, avec François-Xavier Roth, le chef qui navigue le plus entre orchestres traditionnels et formations sur instruments anciens. On subodore qu’il est engagé par les premiers pour « décaper la tradition ». Le Münchner Philharmoniker, ancien orchestre de Celibidache, puis de James Levine, est désormais orphelin de Valery Gergiev. Cela dit, cet enregistrement date de 2019. Le parti pris est clair : allègement, pour faire entendre un maximum de choses sans retoucher à l’orchestration. Heras-Casado n’est pas un maniaque qui cherche à baroquiser l’orchestre symphonique et préserve ce qu’il faut de vibrato, mais à force de clarifier, il allège beaucoup la densité musicale et, en voulant éviter de « brahmsiser » Schumann (4e Symphonie !), il le tire vraiment vers Mendelssohn. Si on veut éviter le romantisme large de Barenboïm (Warner) ou Bernstein (DG), sans aller aux instruments anciens (Gardiner, Archiv), le meilleur choix pour un Schumann racé reste Zinman (Arte Nova).

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Schumann

★★★
​Classique

O. philharmoni-que de Munich, P. Heras-Casado. Harmonia Mundi, 2 CD, HMM 902664.65

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