«Cave World», Viagra Boys

Si on ne se remet jamais vraiment de la perte d’un proche, les Viagra Boys ont heureusement su se serrer les coudes pour offrir aujourd’hui le meilleur album de leur courte discographie. Moins d’un an après le décès subit du cofondateur Benjamin Vallé, les Suédois, princes du post-punk sardonique, grincent à nouveau des dents et des guitares sur Cave World, et ça fait un bien fou. Les entendre ainsi se payer la gueule des conspirationnistes antivax, sur Creepy Crawlers, le chanteur Sebastian Murphy sonnant comme un Nick Cave burlesque pendant que le saxophone hurle et que la batterie démarre tel un train, jouissif. Les gars sont toujours aussi baveux et trash, mais leurs propos grattent là où la société se démange, et ça soulage autant que ça donne envie de danser — dès la ligne de basse puissante de Baby Criminal en ouverture. Sur Troglodyte, les Boys mettent le cap sur le no wave, s’approchent avec une redoutable efficacité du son LCD Soundsystem sur la bombe Ain’t No Thief, puis des Happy Mondays sur l’étonnamment groovy Big Boy. Vacanciers, mettez de la crème solaire et Cave World dans vos oreilles.
 

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Cave World

★★★★
​Rock

Viagra Boys, YEAR0001

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