«The Zug», Yves Jarvis

Psyché-folk

Yves Jarvis projette l’image du savant fou dans son laboratoire s’extasiant devant sa nouvelle invention. À travers les 14 nouvelles chansons (sur 32 petites minutes !) de The Zug, le Montréalais fait preuve d’une créativité sans borne, quitte à sacrifier la composition au profit d’une fertile petite idée. Ainsi navigue-t-on entre les chansons folk-pop (At the Whims en ouverture, l’excellente Bootstrap Jubilee, la beatlesque Stitchwork), les clins d’oeil au mouvement Tropicália des sixties brésiliennes (Prism Through Which I Perceive) et les expérimentations sonores sans queue ni tête comme Gestalt, qui sonne commeun orchestre lounge déboulant un escalier, ou le funk-rock tronçonné de Thrust qui suit (et sur laquelle on croit même l’entendre éternuer). Comme à l’habitude, Jarvis joue d’à peu près tous les instruments, réalise lui-même avec ce souci du détail sonore qui rend si agréable l’écoute de ses albums. Ces chansons sont faites avec une telle espièglerie que même les passages plus arides et déroutants paraissent accueillants.

 

The Zug

★★★ 1/2
​Psyché-folk

Yves Jarvis, Flemish Eye

À voir en vidéo